20260516 CR castelettre integrale
Au départ, nous étions quatre prévus, mais Franck n’a pas pu venir.
Rendez-vous pour les trois restants (Florian, Seb et moi) à Trets à 8 h. Départ pour l’Hostellerie en passant par Saint-Zacharie avec Seb comme conducteur. Arrivés sur le parking, nous rencontrons un groupe de spéléos (un club de Nice) qui vient aussi pour la Castelette, avec lequel nous échangeons un peu sur la sortie. Nous décidons, vu la température (un peu fraîche pour la saison) et le vent, de nous équiper en néoprène pour la marche d’approche après un café pour se réchauffer un peu.
Il est 9 h / 9 h 30 : c’est ma première sortie de spéléo « aquatique » et les deux autres me font remarquer que les bottes ne sont pas forcément la meilleure façon de se chausser… Je ferai avec et leur dis que je vais prendre des photos et des vidéos pour les partager avec mon fils, incrédule de me voir passer par la voûte mouillante et la suite. J’avoue que j’ai une petite appréhension aussi… C’est un test pour moi. Olivier m'a prêté sa très vieille combinaison en néoprène, et j’ai acheté un éclairage plus étanche que le mien, qui est déjà infiltré par des traces de boue.
Nous faisons une partie du chemin avec le groupe de Niçois, que nous distançons avant la descente de la falaise. Florian équipe le puits d’entrée et le grand puits. Certains Niçois nous rejoignent en amont de la vire (elle ne semble pas équipée entièrement et la petite verticale n’a pas de corde, vue de la rivière). Ont-ils de quoi équiper ou est-ce que leurs cordes sont seulement un peu en retard sur nous ? Nous ne reverrons pas les Niçois pendant la sortie.
Un petit détour pour voir le siphon qui est bien rempli, et nous prenons la direction de la voûte mouillante. Mon appareil photo ne semble pas vouloir prendre de bonnes photos (réglage, paramétrage du flash ou ???), je décide donc de continuer avec des vidéos. Un peu de séance photos dans la vire après la méduse et nous voilà à la voûte. Petite pause pour voir l’appareil photo, et mes lunettes sont aussi couvertes de buée… Bon, j’apprends… J’abandonne les réglages pour les photos et je confie mon appareil à Florian pour filmer le passage de la voûte.
La voûte se passe sans problème, mais après, mon appareil bugge (il est censé être étanche à 15 m) et nous devons lui faire un reset en enlevant la batterie un court instant… Bon, je reprends confiance et nous nous amusons dans les vasques et la rivière. Le chaos se passe aussi sans problème… Le fil d’Ariane nous conduit sur un itinéraire assez facile et plus court que dans le souvenir de Florian.
L’appareil photo semble ressuscité en vidéos courtes… Je filme, mais je n’ai pas encore l’expérience pour cela en marchant dans le fond de la rivière sans voir certains cailloux au fond (masqués par la boue de mes prédécesseurs ou l’état de mes lunettes) et je bois une tasse (le métier qui rentre). Je décide de continuer un moment sans lunettes… J’y vois sans (sauf de très près)… Mais bof, ce n'est pas plus top…
Florian et Seb vont plus vite que moi… Je me remets en mode lunettes et sans trop filmer pour ne pas retarder la progression. Nous arrivons au siphon final et nous mangeons, puis nous repartons dans le sens inverse… Mon nouvel éclairage se met en mode économie. Vu qu’il n’y a pas de passage sous l’eau, je repasse avec mon éclairage habituel que je sors de mon mini-kit étanche.
Nous repassons la voûte… Avant, j’oublie de fermer le haut de la néoprène et j’ai la mauvaise idée de vouloir la fermer inutilement en pleine voûte : deuxième tasse. Le métier qui rentre… Décidément !
Florian est intrigué de ne pas avoir recroisé les Niçois, d’autant plus que le petit puits avant la vire est toujours équipé. Seb déséquipe et je pars en premier sur la corde à nœuds… Le premier puits n’est plus équipé qu’avec notre corde. Les Niçois sont donc probablement déjà sortis.
Sortie sans encombre de la cavité… En plein jour, mon appareil photo reprend des photos correctes. Dans la montée après la falaise, je traîne un peu à cause de crampes, d’un essoufflement et d’une petite douleur au pied gauche. Florian et Seb font deux pauses pour m’attendre, mais sur le plateau, je repends le rythme.
Arrivée sur le parking vers 17 h. Les voitures des Niçois ne sont plus là… Ils sont donc bien sortis. Petites remarques « ironiques » mais gentilles sur le matériel « excessif » que j’avais pris par précaution.
Seb nous propose de boire une bière de sa fabrication et nous rentrons sur Trets par Saint-Zacharie, où nous arrivons vers 18 h 30.
Super bonne sortie… Je resigne pour une prochaine !
À bientôt pour le partage des photos… Je vais voir cet après-midi avec les conseils de Seb.
Jean-Luc