ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DU SUD-EST

Club des Bouches du Rhône depuis 1954

ASSOCIATION SPELEOLOGIQUE DU SUD-EST

Articles de assespeleo

    • Olivier ANTERRIEU
    • Saint Marc Jaumegarde
  • 2024-01-20 CR Petit et Grand Garagaï (St Victoire)

    PETIT et GRAND GARAGAI 20 01 2024


    Présents : jean louis, florian, yoan, Bruno, Sébastien, jean luc, Achille, Manu G, Olivier, Agnès
    TPST : 3h30 environ au petit garagai
    Je suis la première au RDV du parking des 2 aiguilles, juste à côté de la maison ste victoire ! très rare de ma part ! Ensuite Jean louis arrive puis le petit groupe se forme et commence à se réchauffer autour d’une petite collation salée/sucrée ;-) et des boissons chaudes en attendant Achille que le GPS a fait se retrouver vers Luynes !
    Prochain cadeau d’anniv qu’Achille doit ABSOLUMENT se faire offrir : un kit de portage ;-) car le sac de courses c’est pas top pour la rando et ça freine un peu le rythme … Manu lui en avait un tout neuf du coup !
    Cela aura permis à Matthieu d’aller chercher un casque au local pendant que le sien chargeait sur la table de son salon ;-)
    Vers 9h15, on s’en va, les équipements dans les sacs à dos et les kits de corde sur le dos ! J’ai choisi de porter un petit kit histoire de m’endurcir un peu comme dit Olivier ! Tous les randonneurs expérimentés sont en tête et démarrent d’un bon pas sauf Jean luc et moi qui préférons fermer la marche ;-) Jean Louis nous a vendu à juste titre 1 h de marche (pour ne pas dire 1h30 !)… pour certains
    Circuit noir (contradictoirement, le plus difficile est le vert) en direction de la croix et du tunel des hirondelles avec passage du pas de l’éléphant et de quelques autres pas d’escalade ! Merci Jean luc et Olivier de votre aide ;-)
    Il fait beau, pas trop chaud ni trop froid, un temps quasi idéal même si parfois le soleil se cache un peu. Un rapide coup d’oeil sur le magnifique panorama car il me faut pas ralentir la cadence. On voit jusqu’à l’aqueduc de roquefavour.
    Une fois tous arrivés la haut, on est tous d’accord que nous avons fait notre quota d’activité physique et qu’on peut enfin siester au soleil !
    On se sépare en 2 groupes :
    * Groupe A : Olivier, Bruno, seb, jean luc et moi au grand garagai (de part la taille de l’ouverture) à -45m.
    On désescalade la falaise sur quelques mètres : Olivier et Bruno avec grande aisance, Jean luc, seb et moi plutôt prudemment (Jean louis avait néanmoins prévu une C60à cet effet si on avait eu besoin)
    Oliver pose un magnifique spit pour initier un début de petite main courant et comme à la DDE : 1 qui travaille et 4 qui … se forment évidemment !
    *GROUPE B : Jean louis, yoan, manu, florian, achille restent eux au petit garagai à -127m que Manu entreprend d’équiper.
    Les équipes se croiseront ensuite et les déjeuners s’échelonneront pour chacun des 2 groupes afin de ne pas se refroidir (il y a aussi la méthode de Seb pour se réchauffer : faire la sieste au soleil, sur un petit replat à 900m d’altitude, le TOOOOOP !
    GRAND GARAGAI
    Spit qui sort un peu de la paroi mais comme Olivier ne tamponne pas tous les jours, on lui pardonne ! ;-)
    Le départ de MC sera fait avec sangle jaune autour de rocher et avec ce spit flambant neuf (un que je ne pourrai pas louper la fois prochaine !) Puis P31 nous mène direct au fond où un court boyau nous mène à un ressaut donnant dans une jolie salle habitée par des chauve souris. On ira donc la visiter 1 par 1, lumière faible pour ne pas les effrayer. Bruno se refait la main avec ce P31
    PETIT GARAGAI (cavité brochée)
    Pour le groupe B, Manu équipe le début (C10 aurait suffit pour l’entrée puis la C100 suit) mais ce grand puit de 70m assez large, plein vide et dont on ne distingue pas le fond- est je l’avoue – quand c’est une première - quelque peu impressionnant ! En revanche, la fois prochaine, ce sera du gâteau !
    Pareillement pour Bruno, qui en étant le dernier du groupe, aura laissé le stress le gagner. Pour cette fois-ci, il nous attend en haut. Pour une reprise après 1 an, c’était un peu engagé.
    Matthieu prend donc le relai, pose une dev qui lors de la remontée aura fait pester notamment Jean Luc. C’est la première fois en 7 ans que j’aurai entendu Jean Luc hausser le ton et s’énerver… contre son crool et la dev ; Il y avait une bonne résonnance !! ;-) Du coup elle sera un peu rallongée avec 3 mouskif par olivier pour le groupe B. Idem pour moi qui pensais la passer en demi clef, quelle idée ! Avec ses 2 mains libres, c’était bien plus facile !
    Une belle descente plein vide entrecoupée à mi hauteur environ de 3 fracs successifs à la verticale (dont le 1° légèrement en décalé des 2 autres) puis de nouveau plein vide jusqu’au éboulis en bas. Encore donc une trentaine de mètres de désescalade pour atteindre la salle basse indiquée par jean louis car joliment concrétionnée. Quelques photos et on entreprend déjà la remontée en laissant 2 ou 3 fracs de libres entre nous.
    Je suis la dernière à remonter puisque je déséquipe. En tournant à une ou deux reprises sur moi-même, j’aurai eu le plaisir d’observer ce grand puit ;-) J’ai choisi de renkiter la C100 au fur et à mesure quitte à perdre un peu de temps… mais la fois prochaine, si le cas se représente, je déferai juste les fracs pour tenter de tirer la corde du haut du P70 en espérant qu’elle ne se coince pas.
    En même temps, il faut remarquer que la corde était bien rangée (avec ses noeuds, clin d’oeil à Matthieu mais sans ses Mouskifs pour ne pas l’alourdir davantage!). J’ai été surprise moi même qu’elle rentre impec dans le sac jusqu’en haut ;-)
    Rapide déséquipement de la fin, les copains tirent la corde pendant que je me change. Tous sont emmitouflés car le soleil s’est caché laissant place au crépuscule.
    On repart chargés de nos kits (j’ai passé la main à la descente !!), randonnant à travers la montagne, surplombant le paysage flamboyant sous nos yeux des lumières des villes et villages alentours. Et tout cela sans se tromper de chemin.
    A l’ASSE, on a des bons ;-)
    Un grand MERCI à Jean Louis pour la préparation minutieuse du matériel comme d’hab, ce qui n’est pas une mince affaire.
    Et merci à vous tous pour votre esprit d’équipe et car j’ai passé une super journée en votre compagnie, avec pour finir une belle rando sous la lune ;-)
    Quelques photos du petit garagai en avant première (Olivier enverra le reste dans la semaine)
     

     

    Compte rendu pour le groupe Jean-Louis, Manu G, Mathieu, Achille, Florian, Yoan

    Montée jusqu’au trou des hirondelles : le record s’établit maintenant à 1h25. Objectif fixé pour la prochaine visite : arriver en haut en 1h15.

    1ère partie : le petit Garagaï

    Nous débutons la séance avec le nettoyage de spits bouchés : la vis filetée de Jean-Louis fonctionne parfaitement. L’ élastique qui permet de ne pas perdre cette vis est inadapté et il est immédiatement remplacé par une ficelle.

    C’est Manu qui démarre l’équipement avec la corde de 10 m pour rejoindre le début du puits : petite déviation avec une sangle qui sera réajustée par Olivier et complétée à l’aide d’un kit vide pour protéger des frottements.

    En haut du puits de 70m, Manu est impressionné par cette grande verticale et ne sachant pas ce qui l’attend en dessous préfère passer le relai à Matthieu. Mais c’est promis : la prochaine fois, c’est lui qui équipe !

    Matthieu installe une sangle pour la dev en haut de puits. La sangle est un peu courte mais un saut gracieux de sa part permet de passer la corde dans le mousqueton.

    Notes du Jury :  Jean-Louis 10/10   Manu 9,5/10   (Pas capable de le faire lui-même et il enlève un demi-point ?) Les autres membres du Jury n’ont pas pu profiter de la beauté du geste et attribuent la note de 10/10.

    Nous entendons la voix de Matthieu : « C’est bon, j’ai trouvé le premier frac ! »

    Jean-Louis s’engage à la suite de Mathieu, rapidement suivi par Achille puis Manu et enfin Florian et Yoan.

    Après quelques fracs, toute l’équipe se retrouve au bas du puits et part en expédition le long de l’éboulis pour visite la salle joliment concrétionnée qui se trouve au fond.

    Tout le monde remonte mais la remontée est tellement longue que nous mangeons en haut au fur et à mesure de nos remontées.

    Quand tout le monde est enfin en haut, le sens de circulation est remis en mode « descente » et l’autre équipe peut s’engager dans le petit Garagaï.

    Deuxième partie : le grand Garagaï

    C’est Mathieu qui descend le premier, rapidement rejoint par Manu. En 5 min, tout est exploré.

    Ayant vu ce qui se trouve après le petit rétrécissement, Manu et Matthieu jugent plus prudent de faire payer l’entrée aux participants AVANT leur visite. Le prix d’entrée est fixé à 5€/personne, non remboursable évidemment.

    Pour l’effort nécessaire à la remontée, c’est peut-être bien de finir par le Grand Garagaï. mais pour l’intérêt de la cavité, je vous laisse juger des notes attribuées par les participants :

    Matthieu : 0,5/10 (il dit qu’il a été très généreux !) Manu : 2/10 Jean-Louis:1/10 Yoan :2,5/10 Achille 3,5/10 (Son téléphone capte au fond du puits !)

    Nous remontons donc au camp de base pour attendre les participants de l’autre groupe en cherchant à trouver un peu de soleil et à nous mettre à l’abri du vent.

    Le Soleil, lassé de notre compagnie finit par nous abandonner. C’est avec l’éclairage de nos casques et à la vue lointaine des lucioles urbaines que nous rejoignons le parking.

    Merci à Agnès pour les victuailles sucrées et salées qu’elle nous à apportées.

    Merci à tous pour votre bonne humeur et votre très agréable compagnie !

    A bientôt :)

  • 2023-12-16 Repas de Noël Grotte aux Champignons

    Compte-Rendu sortie Grotte au champignon du 16 décembre 2023


    Tout le monde est au rendez-vous à 9 h sur le parking de St-Ser. Nous sommes 15 :
    Matthieu, Achille, Manu G, Emmanuel R, Franck, Jean-Luc, Florian, Bruno, Jean-Louis, et
    nous faisons connaissance des Six personnes que nous allons initier :
    Jean-Baptiste et sa fille Félie, Christophe et ses 2 fils Mathieu et Rémy, Juliette la fille d’Emmanuel R
    Les 8 kits et les 6 bidons sont prêts et nous décidons de nous équiper à la chapelle.
    On repart pour la finale un peu plus raide jusqu’au bas de la grotte, on équipe le passage de la
    chaîne pour plus de sureté. Un tapis de crottes des chèvres nous attend et recouvre entièrement le
    sol. C’est Manu et JL à l’équipement de la montée, Florian et Mattieu en bas pour expliquer la
    technique. On installe une main courante sur le balcon.
    Vers 12h30 tout le monde est en haut, quelques uns déjà dans la grotte.
    La visite de la cavité débute par le champignon Bleu, vue des concrétions , puis on fait le tour du
    dôme central. Certains vont même monter au sommet !
    Démocratiquement on décide de mettre la table de notre réveillon sur la plage.
    Puis c’est un déballage de bonnes choses : foie gras , terrine de saumon, cake au thon, quiche et
    cake,omelette aux champignons de la grotte, gateaux divers, chocolats, café, ….
    Pour accompagner, Pinot gris d’Alsace, Jurançon, Vins doux de Corse.
    Grand festin, dommage pour le président et sa secrétaire qui avaient d’autres obligations ….
    Et une pensée pour Karine qui aurait dû être avec nous.
    On va avoir des difficultés pour repasser la chatière, c’est sûr !
    Mais tout a une fin et il faut penser à ressortir avant que la sonnette déclenche les secours.
    Les rappels s’enchainent, quelques appréhentions pour certains à se lâcher dans le vide.
    Petite pause à la chappelle à 16h10, avant d’entamer la dernière descente.
    Nos initiés nous ont dit avoir été enchantés de leur journée, ils nous ont demandé de bien
    vouloir les inscrire pour une nouvelle initiation …. à Castelette !
    Merci à tous vous avez été au top !
    Bonnes fêtes de fin année
    Jean-louis

  • 2023-12-09 CR La Buse (Gard)

    SPELEO La buse 09/12/2023, GARD, Monclus


    Nous étions 7 à cette sortie organisée par Karine. Malheureusement un ennui familial nous a empêché de profiter de son expérience de cette grotte classique et réputée.
    On se retrouve donc à 9h sur le parking avec Jean-Louis, Emmanuel R., Achille, Manu G. Agnès, Olivier et Franck B. Le gardois qui nous rejoint pour une reprise après son accident de spéléo.
    On s’habille (Agnès est prête la 1ere :) ) et enkite les cordes suivant le souvenir de J-Louis avec quelques doutes…
    Départ 10h pour le bout du parking dans le fossé de la route où la grotte s’ouvre à côté d’une buse d’écoulement de l’eau de pluie (d’où son nom).
    Manu attaque l’équipement sous la surveillance d’Agnès. Dés le départ ils se demandent si la corde part de la grille ou pas, mais le boyau semble long jusqu’au P18, on décide donc de ne pas l’équiper, la désescalade est facile...
    Le plan incliné avant la salle de l’entrée est équipé puis déséquipé car il y a encore un boyau avant le P18 et on doute de la longueur de corde nécessaire. On avisera à la remonté car il y a quand même un P16 dans une salle en face sur la topo…
    On arrive enfin à la salle Vincent badaboum. Les photographes sortent les appareils et ça mitraille de tous les cotés pendant qu’Agnès cherche la suite. Elle passe 3 fois devant le petit boyau en se disant que ça ne peut vraiment pas être là… et bien si !
    On s’engage dans cette étroiture étroite étroite et l’enfilade de petites salles et étroitures jusqu’à la fameuse étroiture en Z… Agnès a même pensé s’être trompée de chemin voyant que le boyau se rétrécissait encore davantage tout de suite après le Z. Elle demande à Franck si c’est le bon endroit, puis Franck demande à Jean Louis qui dit … OUI !!! MINCE ! faut continuer ! Certains « gros » enlèvent leur baudrier pour passer plus facilement mais un petit ressaut de 4m équipé à la sortie oblige de se rhabiller dans une position inconfortable. Agnès nous mettra la honte en passant avec ses baudriers et le kit de matériel…
    On arrive dans la Grande salle, Il y a des excentriques magnifiques au plafond, des superbes coulées, des spéléothemes extraordinaires, mais de la boue glissante sur tout le sol.
    Il est 12h on décide de s’arrêter là pour manger car après il y a la vire à équiper et ça risque de prendre un peu de temps avant de trouver une zone plate…
    Le repas vite avalé (Je n’ai pourtant pas oublié mon sandwich ?) Personne ne veut prendre 1cm de tour de ventre avant de repasser le Z ? :D
    On repart avec une remonté Sur une corde dynamique glaiseuse pour passer la fissure horizontale qui donne accès à la suite : la vire, le puit du lac ou la remonté vers galerie supérieure.
    C’est équipé donc la C16 aurait pu nous servir pour l’entrée… 
    Il y a une corde pas trop vieille pour monter au réseau supérieur, mais comme beaucoup n’ont jamais vu la salle du chat, on décide de laisser ce réseau pour une prochaine fois… d’autant plus que le départ de ce P54 remontant, plein vide est impressionnant. La topo dit qu’il est fractionné néanmoins.
    Agnès s’attaque à la grande vire bien boueuse et glissante pour contourner le puit du lac.
    Jean-Louis avait prévu un 8 pour l’assurer avec la corde de secours, au cas où il serait nécessaire d’utiliser ses deux main (voir ses genoux, ses coudes, ses dents et tout ce qui permet de s’agripper). Mais Agnès a tout fait dans les règles et la corde de secours l’a plus gênée qu’aidée. Il a fallu que j’aille au milieu aider à tirer la corde qui frottait trop dans les mousquetons.
    On arrive au terminus : la salle du felis silvestris catus (Le chat pour les ignares comme moi ;) )
    Laminoir concrétionné avec un planché stalagmitique en formation, mur blanc, explosion d’excentriques, plafond de dent de requin… J’espère que les photos rendront le spectacle.
    Certains explorent un peu (sans passer sous les cordons de protections),  passent sous l’arche et trouvent le puit étroit qui rejoint le lac. L’accès a la suite ne semble pas s’équiper par là.
    On retourne à la vire. Manu déséquipe et récupère la corde (c’est-à-dire défait tous les nœuds) pour descendre au lac. 
    Il est 15h Jean Louis et Franck préfèrent commencer à rentrer car il faut repasser le Z…
    Emmanuel trouve que le puit du lac est beaucoup plus vertical qu’à l’aller, je ne vois pas les broches et ça frotte de partout, Achille est motivé mais se retrouve un peu seul quand Manu fini de déséquiper la vire. On laisse tomber le lac, on le fera la prochaine fois…
    Retour au Z passé sans trop de problème, mais ça prend un peu de temps.
    La remonté se passe bien jusqu’au plan incliné déséquipé à l’aller. Il aurait fallu remettre une corde pour sortir jusqu’à la grille. Agnès a un peu de mal à escalader et une chute ne serait pas bienvenue…
    Sortie 18h, il fait nuit mais pas trop froid. On se change vite car tout le monde est pressé de rentrer. Il faut encore faire 2h de route…
    Quelle belle grotte ! mais qu’es ce qu’il faut pas faire pour la mériter ? Promis je me mets au régime…
    N.B : Agnès est témoin du « je me mets au régime » mais c’est mal parti au vu du fondant au chocolat qui cuit dans le four !
    Bravo Franck d’avoir passé toutes ces étroitures sans aucune appréhension…
    Merci Karine pour l’idée, ceux qui ne connaissaient pas étaient ravis de la beauté des lieux.

     

     

     

  • 2023-11-25 CR Garagaï de la boite aux lettres (Saint Ser)

    Compte rendu de la sortie Boîte aux Lettres du 25/11/2023

    Corédigée par Agnès et Emmanuel R

    Pour cette sortie classique du club, nous fûmes 8 (Agnès, Olivier, Jean-Louis, Yoann, Achille, Franck R., Manu G., et Emmanuel R). Malgré le caractère classique, 4 d’entre nous ne l’avaient jamais faite.

    Après s’être donné rdv à 8h à Saint Ser (Est de la Ste Victoire), par un temps magnifique et sans vent, nous attendîmes Agnès. Elle préféra s’équiper sur le parking par 4°C pendant que nous gouttâmes son excellente tarte aux pommes accompagnée d’un café bien chaud. Nous démarrâmes la marche d’approche à 8h30 pour arriver à 9h biens réchauffés et transpirants mais à l’ombre dans la combe, au pied de l’ouverture de la grotte. Une corde était déjà en place : elle permet au père noël d’aller voir s’il y a du courrier dans la boîte aux lettres.
    Agnès partis équiper sous l’œil très suivi d’Olivier. Pendant qu’elle écoutait Olivier, nous nous équipâmes et démarrâmes l’ascension à 9h35 vers l’ouverture chacun enkité (pas sur que ça s’écrive comme ça...).
    Au passage de l’arrête on redescend de l’autre coté où une salle relativement à l’abri nous permet de stocker nos sacs. On y découvre aussi des boîtes rouilleés que j’ai évacué en sortant.
    Là un tube accueillant et protecteur nous attend pour le premier puits de 19m ni étroit ni ouvert. Agnès est déjà loin quand le groupe de queue dont je fais parti avec Yoann et Jean-Louis y pénétrons. Nous enchaînons ensuite les puits suivants entrecoupés d’un boyau. Arrivé à une salle, je voie le pantin de Jean Louis tomber en contre-bas dans une cavité étroite sans issue hors du parcours. Yoann reviens avec la corde de secours et nous engageons une opération de sauvetage. Nous essayons de bricoler un crochet avec un mousqueton, mais il manque 10 cm pour pouvoir jouer à la pèche au canard. Yoann et Jean-Louis descendent pour se rapprocher de la cavité mais elle est trop étroite pour que Yoann puisse passer : il doit enlever son baudrier. Il réussi à passer et récupérer le pantin.

    Nous reprenons la progression en passant dans les petits puits et boyaux pour arriver en haut du puits de 50m vers 11h50. Nous y déjeunons mais Olivier a oublié son repas. Il refuse toutes nos offrandes déclarant que le gâteau de sa chérie l’attends… On fait un point topo et il est décidé qu’Agnès part équiper, suivie de Yoann pour le puits parallèle. Jean-Louis veut explorer la petite salle face au départ du puits parallèle. On le laisse la découvrir. Je décide de ne pas descendre (50m c’est haut quand même…) car je souhaite être de retour pour pouvoir aller au Spélimage de Courthézon.  Jean-Louis m’accompagnera pour la remonté tandis que le reste de l’équipe poursuit l’exploration. In finé, je suis arrivé juste à temps au spélimage : Karine était présente également ainsi que d’autre membres du CDS. De mon coté TPST : 4h30, grotte très sympa mais très peu de concrétions.

    Pub : Spélimage 2023 très bien avec de beaux films. Certains très engagés (tentative de jonction à sec du gouffre du Berger avec celui de la Fromagère), Slack line au fond du berger à -1000m, d’autres magnifiques (Amazonie), d’autres historiques (histoire détaillée de la découverte de la grotte Chauvet) pour ne citer que ceux-là.

    Agnès : je te laisse poursuivre.

    Suite à des restrictions d’accès à la Castelette où nous faisons nos classiques initiations, inversion de programme : saint ser ce jour et la Castelette le 06/01/2024.

    Dans la continuité des bonnes nouvelles de cette fin d’année, après le retour de notre karine, c’est au tour de Yoan de nous rejoindre après 2ans. Il a réussi à laisser de côté ses  impératifs durant une journée pour venir prendre l’air de la Sainte victoire !

    RDV donné à 8h au parking de St Ser. Agnès arrive la dernière mais à l’heure ! Rapide petite collation avec boissons chaudes et tourte à la pomme avant de partir. Soleil, pas de vent mais pas chaud non plus soit de supers conditions. Une chouette journée s’annonce.

    Les garçons décident de se changer au pied de la falaise tandis qu’Agnès s’habille aux voitures au vu du poids de son sherpa quand il est rempli… Presque insoulevable ! Merci de votre patience les gars !

    Marche d’approche d’une 1/2h environ sur un sentier pentu qui nous fera arriver à la falaise à peine essoufflés… Le dernier tronçon sur lequel nous guide Jean Louis en tête est bien raide.

    Pendant que les garçons s’habillent, Agnès commence à équiper, suivie de Manu, Olivier… On passe la brêche d’entrée, on s’engouffre dans le tonneau et hop… Manu prend le relai de l’équipement avant le premier tronçon au niveau des P6, 4 et 5. Agnès finit jusqu’au fond avec P8 et P46 car Manu se réserve l’équipement de verticales pour dans quelque temps. On prend le temps de faire des photos, de discuter équipement, d’observer les quelques concrétions et les parois plutôt abrasives par endroits, de se faufiler tranquillement mais sûrement dans de belles étroitures.

    Tout est OK, on décide de manger au bas du P9 avant d’attaquer le P46 où des frottements de corde contre la paroi nécessitent une sangle/dyneema.

    Olivier a oublié son pique nique et décide de faire régime malgré la presssssion des copains pour partager leur repas.

    Prêts pour le P46 où Agnès installe un longue dev (sur les conseils d’Olivier) au niveau  des 2 broches de main courante de l’entrée du boyau menant au puit parallèle P25 afin de pouvoir le visiter en remontant. Mieux qu’un frac car cela a permis à la corde de ne pas frotter sur l’entrée du boyau et le rebord plus bas. Puis 2 broches, 1 frac monopoint et 2 broches avant d’atteindre le fond, étroit et un peu humide. Un début de désobstruction inachevée permet de se mettre à l’abri car ça parpine un peu.

    Pendant ce temps, Yoan équipe depuis le P46 une main courante pour aller voir la petite salle faisant face à l’entrée du puit parallèle. Une magnifique stalagtite ressemblant à une grosse corne de gazelle rose ravie les yeux. Après l’avoir visitée, jean louis remonte avec Emmanuel qui nous quitte pour être à spélimage le soir même.

    L’explo continue et certains iront au bas du puit parallèle, histoire de juste se mettre plein de « boue » blanche de partout ! yoan avait fait au passage un beau chaise en double autour du kit lui-même autour d’un pont rocheux pour fractionner la descente.

    Puis on commence à remonter, yoan et olivier déséquipant.

    Au retour, Manu fait remarquer un papillon avec comme des genres d’antenne un peu partout sur le dessus du thorax… bizarroïde … une adaptation au milieu cavernicole ? En terme de faune, on aura aussi croisé un petit rhinolophe pas très loin de l’entrée.

    On s’aperçoit en voyant le jour qu’il fait à présent beaucoup de vent, l’air s’est rafraîchit et jean Louis est prêt pour partir en laponie ! Il a eu la gentillesse après avoir ramené Emmanuel de venir nous attendre au pied de la falaise, à l’ombre... En tous les cas, merci jean Louis pour le conseil d’accrocher le kit à la vire plutôt qu’à son baudrier  pour passer à reculons  la brêche assis !

    Avant de redescendre, nous en profitons pour jeter visiter la chapelle et grotte de St ser qui rappelle à Agnès les souvenirs de sa première JNS en 2017 ! Jean Louis nous donne quelques explications géologiques, photo de groupe puis on entame le retour aux voitures au soleil couchant avec la lune pointant au dessus de la falaise : MAGNIFIQUE. Vite habillés car il fait froid, chacun se quitte avec cette belle journée en mémoire.

    Franck est rassuré car Olivier a validé son niveau pour participer au camp ardèche de février car vraiment bien débrouillé aujourd’hui pour sa tout juste deuxième sortie mais de belle envergure. Il a atteint le fond

    Merci à Achille et olivier pour les photos dont 3 beaux portraits de Jean Louis, Achille et Yoan.

    Merci  Jean Louis pour avoir récupéré et préparé avec soin le matériel, pile poil ce qu’il fallait ! (Juste 2 plaquettes auraient permis de faire une dev au dessous du tonneau et à un autre endroit)

    Merci à Olivier qui a nettoyé les cordes le lendemain matin en solo pendant que sa chérie l’a lâchement abandonné pour préparer le repas !

  • 2023-11-11 CR Traversé Esteban - Barbette (Gard)

     

    Compte rendu de la traversée Estevan – Barbette du 11/11/2023

    Rédigée par E. ROBERT

    Nous fûmes finalement 7 pour cette sortie (Karine l’organisatrice, très familière des lieux,

    Agnès, Olivier, Jean-Louis, Franck, Manu et moi même : Emmanuel). Karine, Agnès et

    Olivier nous attendîmes après 2h de route directement sur le parking dans le virage à

    proximité immédiate des grottes (vers Monclus dans le Gard). Jean-Louis voulait nous

    convaincre que sa voiture pouvait aller sur une aire plus discrète en pleine forêt humide

    après la pluie mais nous l’avons convaincu qu’il était préférable de se changer au soleil ;

    ce qui fût fait. A noter que cette grotte a été découverte en 2009 et que nous l’avions faite

    il y a exactement 2 ans. Là, nous rencontrâmes un couple qui se préparait à aller visiter le

    réseau supérieur de « la Buse » : autre grotte à proximité immédiate qui démarre dans

    une canalisation sous la route… Elle fera sans doute l’objet d’une prochaine sortie

    (9/12/2023?). Un excellent gâteau au chocolat préparé par Karine satisfait notre

    gourmandise.

     

    Après une courte marche d’approche dans

    les sous bois, nous arrivons à l’entrée de

    la grotte : une trémie en 40x60 nous

    accueille à 10h07 et donne une idée de ce

    qui nous attends…

    Nous nous insérons un par un, Karine

    équipant. Un premier ressaut à 3m puis

    une courte descente qui se termine par un

    stalag-siège. Olivier, joueur, y trouve trône

    à l’issue de sa descente. Nous nous

    déséquipons dans cette très belle salle

    ornée de concrétions du sol au plafond (Un rideau de fistuleuses suggère une pluie) en

    passant par les murs dans toutes les directions.

     

    En effet il n’y a pas d’autres puits ni main libre sur le parcours. Il est prévu que ceux qui ne

    s’engageront pas dans le laminoir remonterons le matériel. Le principe de la visite est

    d’enchaîner les salles qui font le tour de cette salle en traversant diverses étroitures plus

    ou moins longues, histoire de se préparer au laminoir. A signaler que cette grotte est

    balisée avec des fils pour protéger les concrétions tout le long de l’itinéraire. Nous nous

    engageons d’abord dans une chatière qui débouche dans la salle des fantômes :

     

    J’en profite pour filmer la progression dans tous ses passages

    étroits afin de me préparer pour le laminoir.

    Nous y cherchons en vain une trace de mammouth et de félin

    indiqués sur la topo. Le plafond est orné d’étranges structures

    rondes d’un blanc immaculé.

    Cette salle donne sur une petite salle avec une arche. Olivier et

    Agnès s’y échangent un bisou que la décence nous oblige à ne

    pas publier.

    Marche arrière et nous passons à travers d’autres étroitures pour finalement retomber sur

    la salle de l’entrée sous une autre perspective.

     

    Nous déjeunerons là : Il n’est pas loin de midi et nous n’aurons pas à porter les kits de

    nourriture. Nous nous engageons ensuite à travers un autre passage étroit vers la galerie

    des oursins : le plafond est orné d’excentriques à perte de vue qui partent dans toutes les

    directions.

     

    D’autres étroitures, d’autres salles. Une concrétion blanche, ci

    contre, nous invite à explorer une sorte de galerie où Jean-Louis

    s’émerveille du plafond. Il est rejoint par Olivier puis Manu pour

    une photo souvenir :

     

    D’autres salles se succèdent toujours aussi concrétionnées. Mais à l’avant dernière salle

    avant le laminoir, Jean Louis renonce à passer la chatière. Il fera la sieste (~1h paraît-il)

    en attendant le retour de Manu et Franck. Nous les emmenons jusqu’à la dernière salle

    avant le laminoir tout en prenant bien soin qu’ils prennent leur repère pour le retour.

     

    En effet passages étant étroits ils ne sont pas forcement évidents à trouver. Pas sûr,

    mais, je crois que Jean-Louis a quand même décidé de tenter l’étroiture qui l’avait fait

    renoncer.

    Nous nous engageâmes ensuite dans

    le laminoir, Karine en tête, suivi par

    moi puis Olivier et Agnès. Nous

    l’avions faites 2 ans plus tôt donc pas

    d’incertitude à priori si ce n’est : va t

    elle être trempée après les pluies des

    jours précédents ? Comme jusqu’ici la

    grotte était sèche, cela est de bonne

    augure et effectivement aucune flaque

    à s’y baigner. On rampe, je filme

    l’intégralité et vous trouverez le film là

    (https://youtu.be/Y28M029ra3o) en

    avant première mondiale. Finalement

    ce n’est pas si bas que cela. Il y a en

    fait un passage très étroit à l’entrée et

    le boyau à franchir à la toute fin. Le problème du boyau c’est qu’il n’y a aucune prise pour

    se tirer ou se pousser, donc on reste bloqués bêtement à avancer millimètre par

    millimètre sauf les filles qui n’en n’ont pas. Olivier prends pitié de moi et pousse mes

    pieds. Lorsque je suis passé il se retrouve coincé comme la dernière fois. Pour rappel la

    dernière fois Agnès était retournée avec un kit pour qu’il l’attrape à une extrémité tandis

    qu’Agnès le tirait, elle même tirée par Franck (l’autre Franck). Cette fois-ci je retourne vers

    Olivier et l’aide en le tirant avec la dynema de son minikit : il sort rapidement. Il nous a fallu

    en gros 10 minutes pour traverser les 40metres de laminoir soit ~7cm/s, un record !

    Agnès en est sortie avec un sourire ravi (cf. vidéo) : on prend plaisir à traverser le

    laminoir !

     

    Nous contournons ensuite le P30 sans issu bordé de colonnes. Une prochaine fois nous

    irons voir en bas de même que nous pourrions explorer la diaclase mais Jean-Louis doit

    fêter son anniversaire de mariage. Nous sortons rapidement de Barbette à 14h15 après

    avoir erré quelques minutes à la recherche de la sortie. Nous regagnons l’entrée

    d’Estevan. Surprise : ils sont là en bas. Ils ont fait vite eux aussi. Olivier descend en bas.

    Franck à du mal à sortir : ça coince. On l’aide en le hissant hors de l’entrée. C’est plus

    facile de passer le laminoir que l’entrée…

     

    Fin : 14h50. TPST pour la traversée sans récupérer le matériel : 4h. TPST pour l’allerretour

    ou récupérer le matériel : 4h30. Nous nous déséquipons et goûtons à ma tarte aux

    prunes avec de la cannelle dessus. On part vers 16h, en constatant que le couple n’est

    pas sorti de la buse.

    In finé : superbe grotte, sans doute la plus belle que j’ai faite en club, techniquement facile

    hormis peut être le laminoir, hyper concrétionnée avec des concrétions de toutes formes et

    excentriques aux formes improbables. Faire passer un petit gabarit en premier au boyau

    pour aider les suivants moins sveltes. Merci notamment à Karine pour l’organisation de la

    sortie et le gâteau ! Bravo à Jean-Louis !

     

    La tarte de sortie, un moment convivial :

     

  • 20231103 CR Grotte de Pellebit (Drome)

    COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA GROTTE SUPERIEURE DE PELLEBIT


    A l’occasion d’un WE chez Bernard dans la Drôme, ce dernier nous a proposé la visite d’une grotte conseillée par un local et qu’il avait commencé à visiter, rapidement, il y a quelques mois avec un ami.

    Bien vendu : 1h A/R, pas grand-chose à voir mais prendre une corde et quelques mouskits si on veut explorer un peu plus. On est OK pour aller jeter un oeil !

    Départ à 10h puis arrivée sur le parking après 30 mn de route et 20 mn de piste bien entretenue.

    Avec 6°C dehors, nous avons la chance de découvrir de fabuleux paysages d’automne multicolores dont les sommets sont saupoudrés de neige ! Le bonheur de pénétrer progressivement dans la forêt et de découvrir la neige et la toucher. Change rapide à la voiture ce qui nous aura évité de nous tremper car la marche d’approche est en sous bois et la neige fond depuis les branches !

    Une jolie montée et une corde à noeud sur le dernier tronçon nous mène à l’entrée de la grotte marquée d’un panneau de vigilance : « la spéléo ne s’improvise pas ! ».

    Nous sommes à la grotte supérieure car il y en a 2 en contre bas et une autre plus en hauteur.

    Il est 11h30 et nous décidons de manger plus tard. La visite débute par un beau toboggan que l’on descend accroupis ou sur les fesses. Puis petite incursion dans un boyau à gauche menant à un méandre au dessus d’une verticale mais sans possibilité de poser une main courante…

    Demi tour et on continue vers le bas.
    Jolie grotte avec une faune assez riche (insectes, papillons, araignées, petits et gros chiroptères …) mini canyon en eau, méandres blancs et étroits nécessitant une progression en opposition par endroits … et surtout RAMPING dans un laminoir puis 2, puis 3 …. Arrivée à une trémie puis remontée sur un plan incliné ondulé puis on enchaîne avec un laminoir aboutissant à notre grande surprise à une jolie salle avec du volume et riche de spéléothèmes. Confirmation qu’on est bien à BELLEBIT ! ;-)

    Puis on continue pour s’engager dans un boyau finissant par une étroiture sévère obligeant Agnès à retirer son minikit et les garçons à retirer leur baudrier ! Olivier aura eu chaud et aura dû faire de la respiration ventrale pour finalement déboucher dans un boyau caillouteux.

    Puis escalade d’une paroi sablonneuse par olivier qui pose une corde sur 2 AN pour sécuriser la montée de Bernard et Agnès. Enfin on parvient à 2 spit surplombant un puit et donnant accès à une main courante sur la gauche. Malgré notre espoir de faire une traversée, on décide de faire demi tour car sans topographie nous ne savons pas combien de temps il reste et qu’elle est la suite.

    Pour le retour, presque un sans faute dans ce dédale de méandres, un rappel de corde sur broche pour une petite désescalade pour éviter de prendre des risques.

    Il fait faim et on trouve un petit recoin à l’abri du courant d’air pour dévorer nos sandwiches, compotes et chocolat !

    On finit la spéléo rando par uen mini traversée avec toboggan de 6m environ équipé d’une corde en fixe. On apercevra en plafond une série de concrétions évoquant une « colonne vertébrale »

    Une fois dehors, on remonte quelques mètres jusqu’à à l’entrée de la grotte pour récupérer nos sacs et nous rentrons par le même joli sentier que le matin à la différence qu’on aperçoit à présent les feuilles et la mousse.
    On se change sous une « tempête » de neige avant de se mettre au chaud dans le pick up. Il est 16h.
    Nous sommes même à temps pour récupérer des madriers à la scierie, 10 mn avant la fermeture à 16h30.
    Autant dire qu’on n’a pas fait long feu dans la soirée !


    Originalité de la grotte : mini lapiaz de voûte, gros rognons de silex d’une quinzaine de cm de diamètre, sol ondulé, la pointe de flèche, « colonne vertébrale », nombreux chiroptères plus ou moins gros, blancheur du sable et des parois dans le mini canyon, orgue bien blanche à l’endroit où nous nous sommes trompés de chemin…belle salle principale avec grosse stalagmite avec 2 min gours remplis d’eau en symétrie à sa base

  • 20231028 Le retour de l'espérance

    Avec Agnes on est retourné à l'espérance samedi dernier.

    On n'avait pas pu se joindre à l'équipe la dernière fois et Agnes voulait faire un trous pour s'entraîner.

    Départ à 9h de Pourrières, un peu en retard sur l'horaire donné à Florian pour la sonnette.

    On a donc suivi les indications bien notées par J-Louis. On a le temps... Il n'avait pas noté que la marche d'approche était interminable.

    Descente, montée, escalade même... Agnes a du mal à suivre les kerns, il y a des cailloux partout ici. On passe devant l'entrée supérieure et on arrive, quand même un peu fatigué, à 11h! 

    Agnes se lance dans l'équipement et bien sûr on discute 3h à chaque frac sur le pourquoi, le comment et pourquoi pas et pourquoi non??? La notion l'irréprochabilité n'a plus de secret maintenant. Et les broches plantées très loin a bout de bras, en équilibre instable non plus.

    Quelques concrétions, et pas mal de boue (J'ai failli y rester coller...) plus loin, on suit les cordes à notre disposition (celle de l'eau de là) et bien sûr l'inévitable passage de nœud dans le dernier puits....

    On arrive au fond pour manger vers 13h30 sans faire le dernier puits de 5m plein de boue.

    Et on remonte... On découvre des santons cachés partout (J'ai raté la schtroumpfette)... arrivé au dernier puis, on commence à travailler le secours.

    Remonté sur vire détendue, passage de fractionnement de vire d'une victime, décrochement, balancier espagnol... Tout est maîtrisé, à part l'amorçage du balancier Espagnol qui nécessite encore quelques réglages.

    Enfin sorti à 17h30 fatigués. Mais il restait encore le retour, seuls dans un beau paysage de garrigue. Heureusement qu’on avait encore la combi car on a dû improviser dans les bartas ! (J'ai raté le kern pour tourner dans la descente :(   ) On arrive finalement épuisé à la voiture…

     

    Une sortie sympa mais avec la marche d'approche, il ne faut peut-être pas prévoir trop d'exercices sous terre...

     

     

    @+

    Olivier

  • 20231023 CR Sortie à l'Eau de là

    COMPTE RENDU DE LA SORTIE A L’EAU DE LA du dimanche 23/10/2023

    Présents : Manu G, Franck de St max, Jean luc, Jean louis, Melchior, Olivier, Agnès          TPST : 9 h (9h30 à 18h30)

    *RDV Saint maximin à 8h pour tout le groupe. Petit café et viennoiseries pour se réchauffer car  7 °C seulement !

    *CHANGE et direction le trou  où manu équipe suivi d’Agnès. Jean Louis et Olivier restent en veille pour répondre aux questions ;-) et rappeler les manip a Franck.

    *EQUIPEMENT rapide, propre et bien mené : bravo manu pour cette belle première en live !

    Dans les règles de l’Art … jusqu’au bout !

    A présent, le tressage du double chaise (pour économiser des mouskit)  est  dans la poche !

    Côté technique, ne pas oublier les cordes nécessaires dans les galeries pour la descente au lac et la descente à la galerie des aztèques (1 corde de 15m environ pour chacune).

    Encore une fois, on a pas utilisé la corde de secours pour le dernier puit comme il se doit (mais pour l’avant dernier :D )  Et on a innové avec une descente de 2m sur dyneema.

    *CONDENSE  QUASI TOUT EN UN sur le terrain des multiples TECHNIQUES SPELEO pour Franck pour sa première grotte :

    Puits, vire, déviation, frac dans le vide (avec la chaine de mouskit), passage de nœud, raboutages, méandres, étroitures, laminoirs, concrétions multiples,  chenal de voûte, équipement traditionnel et en rechap, techniques rescue de remontée d’équipier sur corde et de décrochement … jusqu’à la petite chauve-souris aperçue au retour (promis, on ne l’avait pas mis là expres !) :  

    DE QUOI AVOIR MIS FRANCK K.O !!!   BRAVO à lui pour être parvenu  au bout de cette belle sortie ;-)

    *DECOUVERTE  de la salle cachée près du bug par Melchior et Olivier : elle se mérite !!! ramping dans un laminoir bas durant une quinzaine de minutes. Salle pas très haute de plafond (on y tient assis) mais très richement concrétionnée.

    *DESEQUIPEMENT par Melchior en 2/2 efficace : nickel ! Pendant qu’Agnès montre les techniques de décrochements au groupe (en descente bloqué dans le col de cygne ou en monté par le bas)

    *DEPART vers 19h30 des voitures après avoir échangé sur les prochaines sorties…

    Merci pour les belles photos qui suivront (par Melchior et Olivier) et  à Olivier /Jean Louis pour l’organisation de cette sortie et les explications karsto-géologiques tout au long de la ballade. On s’est tous régalés…

  • 20231015 CR Formation Falaise

    Salut,

     

    Nous étions 5 à cette formation en falaise.

    Olivier, Manu G, Emmanuel R, Franck et Melchior un Spéléo de Saint Etienne qui arrive dans la région et cherche des contacts pour de la spéléo.

    La formation de Franck aux différentes techniques de progression sur corde a été rapidement faite le matin tellement il apprend vite. Pendant ce temps Emmanuel révisait ses passages de nœuds et Manu équipait la descente fractionnée et la moitié de la vire de droite.

    Melchior est passé d'un poste à l'autre très à l'aise en progression et équipement de la fin de la vire.

    A midi, Emmanuel doit nous laisser, et on fait la pause casse-croûte à l'ombre.

    L'après-midi sera consacré aux exercices de secours. Manu et Melchior essayent l'auto moulinette pour remonter une victime avec succès et Melchior Galère un peu sur la fin de son décrochement sous l'œil amusé de Franck qui repose ses bras en filmant.

    On finit à 15h en préparant les kits pour la sortie de dimanche prochain. Franck se sent prêt à affronter "l'eau de là", Melchior pense prendre sa licence au club l'année prochaine et Manu espère qu'il y aura un peu d'eau, on sait maintenant que la falaise en combinaison ça donne chaud...

    Quelques photos, on attend les vidéos de Franck...

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  • 20230923 CR Aven de l Esperance

    Compte rendu aven de l’espérance – 23/09/2023

    TPST : 4h

    Présents : Achille, Sébastien, Manu G, Manu R, Jean-Luc, Karine, Bernard, Christian, Mathieu, Jean-Louis

    Organisé et équipé par Jean-Louis                                                       Rédacteur : Emmanuel R

    Départ Trets et rendez-vous à 8h30 dans un virage avant la Coutronne. Bernard et Emmanuel R arrivent les derniers. Des viennoiseries offertes pas Karine et du café offert par Jean-Luc participent à de chaudes retrouvailles pour ce début de saison. Nous partons ensuite sac sur le dos en direction de l’aven. La marche d’approche (longue….) nous  amène à descendre un  vallon puis à remonter sur le versant opposé. On choisi de tracer notre chemin à travers les broussailles pour rappeler  qu’elles peuvent égratigner ceux équipés de shorts champêtres... Nous arrivons sur une dalle où avant de s’y équiper nous allons voir l’entrée historique sur le P18. Sébastien va vérifier la présence d’une corde qui facilite l’accès à l’entrée que nous allons prendre. Départ explo : 9h40 à travers une largure qui donne sur une petite salle juste au dessus du puit.

    Jean-Louis commence à équiper. Nous vérifions tous que l’arbre tient... Nous suivons à tour de rôle. En bas du P20 nous découvrons où se baladent les schtroumphs puisque nous surprenons la schtoumphette égarée.

    On enchaîne un ressaut, le P10. Karine et Bernard déclinent le méandre boueux, dangereux, et au dessus du P31.

    En bas du P31 une petite salle via un étroiture large nous présente une des rares concrétions de la grotte, cf ci contre. Le temps de faire la queue pour voir la concrétion, la conversation nous amène de fil en aiguille à évoquer le violent accident de bateau qui a eu lieu vers les Goudes il y a 2 semaines. Pour rappel il s’agit du bateau de plongée de l’association dont Jean-Louis et Florian sont membres. Leur bateau a été décapité par un bateau qui l’a traversé à vive allure après avoir déjà évité 2 paddles. 4 personnes en urgence absolue, un hélitreuillage, 13 blessés. Il y aurait pu y avoir, beaucoup de morts etc. Plus de détail sur internet. On remercie la femme de Jean Louis de l’avoir emmener faire une balade ce jour là. Malheureusement atteint aux vertèbres, Florian était à bord et il fait parti des blessés graves. Toutes nos pensées vont vers lui et je lui souhaite personnellement un prompt rétablissement : imaginant la longue convalescence  nécessaire.

    Nous ne pourrons pas atteindre le fond : il manque une corde de 5m pour s’y traîner dans la boue, pas de regret.

    Nous remontons les uns après les autres sans difficulté ni peur de vide pour moi. J’en profite pour faire quelques mesures de performance pour comparer avec l’ascendeur électrique :

    2:30 environ pour remonter 15m. Le même temps pour passer le fractionnement du P31. Karine est la plus performante : 2:10 pour 15m. Elle permet d’atteindre de respecter la moyenne avec Bernard…

    Pub : L’ascendeur monte les 15m en 1 minute et mets un peu moins de temps pour passer le fractionnement.

    En bas du P31 :

     

    Sortis, nous attendons les déséquipeurs pour manger, confortablement allongés sous le soleil. C’est le moment idéal pour parler des 2 alléchants gâteaux (dont une charlotte aux framboises) que nous aurait préparé Karine. Ceux qui ne sont pas venus ne pourront pas savoir...

    Sébastien trouve une marche d’éloignement plus propice aux shorts mais la moitié du groupe dont je fais parti se perd sur la fin.

    Pour finir nous remercions également Sébastien qui nous offre sa bière.

    In finé une petite sortie bien sympa anti « peur du vide » (ou alors je m’habitue ?).

    Merci à l’organisateur, les équipeurs/déséquipeurs, porteurs, bref tous !

  • 20230909 CR Perte de Calavon

    CR samedi 9 septembre 2023 - Perte de Calavon

    Participants :
    Olivier
    Manu
    Agnès
    Jean-Luc
    Ingrid
    Achille

    TPST : 5h

    Journée spéléo dans le Vaucluse. Départ 8h d’Aix, sauf pour Achille, ayant oublié d’acheter une combinaison depuis le camp spéléo, et qui a dû partir en catastrophe acheter un bleu de travail dans une quincaillerie.

    RDV entre 9h30 et 10h pour le trou initialement choisi, l’Aven des Romanets. Malheureusement, refus d’accès par le propriétaire de la maison à côté du trou, ce dernier étant apparemment sur sa propriété. Impossible d’y accéder donc.

    Solution de repli proposée par Jean-Luc : Perte de Calavon. Tout le monde remonte en voiture et repart pour la nouvelle destination. Arrivée au niveau du trou vers 11h et stationnement dans le champ d’à côté. Recherche du point d’accès et découverte de 2 entrées possibles, une ayant été faite artificiellement et plus récente, l’autre étant l’entrée naturelle.

    Pique-nique tôt afin de ne pas avoir à prendre la nourriture sous terre et passage en tenue de spéléo sous le soleil qui commençait à bien cogner. Vérification du matériel et mauvaises surprises : oubli de lampe principale de la part d’Achille + lampe de secours ne fonctionnant pas. Jean-Luc à la rescousse avec une autre lampe. Autre souci de lampe, cette fois pour Agnès, mais lampe de secours fonctionne correctement.

    Direction entrée naturelle et début d’équipement par Manu vers 12h15, avec Agnès en supervision et Olivier pour la vérif. Début par un P5, équipé par Manu.

    Equipement ensuite repris par Agnès et Olivier.Puis une main courante au-dessus d’une quinzaine de mètre de vide pour atteindre le P16 suivant, suivi par une autre main courante au-dessus du vide pour atteindre le P14. L’intégralité des passages étant brochés, progression assez facile, à l’exception des mains courantes nécessitant pas mal d’énergie.

    Après le P14, petit couloir où il a fallu s’accroupir pour avancer et atteindre le P30 avec fractio très décalé par rapport au puits => faire attention à ne pas trop descendre sinon conversion obligatoire pour remonter et atteindre le mousqueton de confort (merci Olivier).

    Suite à ce P30, passage dans un couloir dit « Baignoire », portant bien son nom car obliger de marcher dans un mini-étang pour avancer. Eau bien froide en contraste de la température à l’extérieur. Après la baignoire, P20, puis P17 pour atteindre la fin de cette sortie dans la salle avant les méandres menant au siphon (trop loin pour la sortie). Découverte que les plantes peuvent pousser dans le noir à -115m de profondeur apparemment. Ingrid et Jean-Luc n’ont pas souhaité descendre jusque dans la salle, préférant prendre des photos.

    Remontée sans soucis particuliers, hormis les problèmes habituels des kits qui se coincent et s’emmêlent toujours sans qu’on ne comprenne comment. Les mains courantes étaient sympas à descendre, moins à remonter avec un kit de 20 kilos qui pèsent sur le MAVC. Dans l’ordre, Ingrid et Jean-Luc sortis en premier avec la rescue, Agnès ensuite avec le premier kit, Manu en mode touriste sans rien à porter

  • 20230903 COMPTE RENDU CANYON ECOUGES AVAL

    COMPTE RENDU CANYON ECOUGES AVAL, St GERVAIS

    Dimanche 03 09 2023

    Participants : Ingrid, florian, Olivier, Agnès

    Durée canyon : 4h 

    Départ 7h30 d’Aix (creps) pour arrivée 10h30 au parking plein a craquer ce qui nous a permis de passer entre les groupes guidés du matin et de l’après-midi !

    Change et petite marche d’approche de 10 mn sur la route pour enfin pourvoir tester la température de l’eau de la Drevenne. Heureusement qu’on a du 5 mm !

    Début 11h30 avec principalement Ingrid et Florian à l’équipement.  Amorce avec 2 belles cascades dont une de 25m. Quelques endroits un peu glissants qui nous ont obligés à être très vigilants. Bon débit, saison idéale.

    Enchainement de sauts (7m max environ), toboggans…

    On a croisé un autre groupe (en fait on s’est doublé plusieurs fois) qui nous a donné quelques tuyaux pour savoir où il était le plus judicieux de sauter, comment emprunter un certain toboggan, comment descendre dans la vrille !

    1ere échappatoire ou la suite est fermé pour cause d’éboulement. Mais on a fait un rappel de 35m dans la terre qui nous a permis d’éviter la zone et d’aller jusqu'au bout du canyon.

    Déjeuner à 15h puis baignade des 2 garçons dans l’eau glacée avant la remontée dans la jungle (il aurait presque fallu une machette !) sur quelques mètres puis sentier à l’ombre.

    Marche retour de 30 mn environ et on est repartis vers 16h30

    Canyon assez sportif.

    Sortie très agréable, cadre verdoyant de mousses, fougères…

    Retour Aix 19h15 environ, sans encombre malgré cette veille de rentrée scolaire

  • 20230801 CR Camp Savoie

    COMPTE RENDU DU CAMP SAVOIE 08 2023

    Par ASSE

    Samedi 29 juillet 2023

    Départ vers sept heures pour la plupart et arrivée au Châtelard à 12h15 pour Jean Louis, Bernard, Olivier et Agnès. Pique-nique un peu tardif au camping des cyclamens une fois qu’on a eu installé le barnum car le temps menaçait… ! Dans l’après-midi repos en attendant les autres. Emmanuel nous a rejoint vers  23h30. Pour dîner : pâtes à la bolognaise ou pâtes crémées au bleu pour les végé et du  melon pour le dessert

    Dimanche 30 juillet 2023

    Lever six heures pour visiter le FITOJA exprès, dur dur …

    Entrée pour les premiers dans le trou à 8h40,  sortie pour les premiers à 19h30 soit 11 heures de temps passé sur terre pour notre équipe de neuf Spéléo motivés et encore tout neufs. Mathieu est à l’équipement suivi de Florian.

    Entrée donnant sur un P16 puis salle aux insectes puis trémie. Passage de l’étroiture du petit branleur de paille pour arriver à la salle de l’avant-première. Encore une petite étroiture - celle de la jonction - donnant sur le puit de la discordance de 41 m. Puis l’étroiture de la Douche ne nous aura pas trop mouillés contrairement à ce que nous redoutions… Un dernier laminoir , une vire surplombant le vide avant d’atteindre, la rivière, la plage et l’entrée de la fameuse salle FITOJA à moins -169 m. Richement concrétionnée d’une méduse géante, « du pilier grec » , du monolithe, du bateau ivre… De toute beauté ! On atteint le bas de la salle à -300m où nous marcherons dans le lit d’un ancien lac. On a vu la capsule temporelle 2022/2091 posée l’an dernier lors du congrès international de spéléologie en Savoie. Elle contient des artéfacts liés à la spéléologie et ne doit être ouverte qu’à partir de 2091.

    Timing parfait, mieux qu’on ne l’espérait sans s’être trop pressé et en ayant eu le temps de bien visiter cette grande salle. Retour serein même si la fatigue commençait à se faire sentir sur la fin !

    Exploration très agréable, une classique qui vaut vraiment le coup.

    Retour au camping vers 21h30. Repas préparé sur le pouce : omelette et petits pois aux lardons pour finir avec un gâteau au chocolat /crème anglaise. Puis dodo !

    Lundi 31 juillet 2023

    Visite du creux du grand tétras. Départ 7h45 pour six spéléologues : Mathieu, Olivier, Achile, Manu, Agnes et Florian. Dès le deuxième jour, le retard, commence à se faire sentir ! Jean Louis et Bernard ont déclaré forfait pour se préserver pour la traversée et Emmanuel Robert était « moulu » à 99 %.! 

    Sortie à marquer d’une croix… rouge. Un « régal » ! Olivier est à l’équipement, suivi de Mathieu et Agnès. Les derniers ferment la marche.

    Au menu : un puit très étroit - en diagonale - de 30 cm de large tout au plus sur roche abrasive, des kits qui se coincent… Puis on attaque la rivière, avec progression ‘à l’égyptienne » dans du moondlich glaiseux, glissant, mais d’un blanc époustouflant. Impossible de passer un pied devant l’autre au vu de l’étroitesse du méandre. On pouvait seulement avancer chaque pied un peu plus. De l’eau jusqu’aux genoux (ou jusqu’aux mollets pour Florian !). Humide, froid. Nous avons perdu près de 30 minutes à un carrefour où nous devions remonter mais sans indication claire… Pour braver le froid, nous trois Spéléo Florian, Achile et Emmanuel chantent à tue-tête couvrant les voix d’Olivier Matthieu et Agnes qui essayaient de communiquer sur les infos de la topo… Olivier a pété les plombs cinq minutes, accroché à la verticale au bout de ses longes… On décide finalement de continuer à descendre et la remontée pointera enfin son nez… !

    Une fois sorti des puits actifs de petite hauteur, on débouche sur les puits fossiles pour arriver à 15h dans une petite salle où nous pique-niquerons. Premier moment de réconfort! Agnès commencera à déséquiper jusqu’à la petite banquette où on pouvait s’assoir à califourchon. Elle aura mis toute sa force pour dévisser les plaquettes serrées par Matthieu. Florian prendra le relais pour qu’on ne se refroidisse pas trop. Progression toujours aussi intéressante avec des passages très étroits. Aujourd’hui, nous aurons entendu parler des Coui…S d’Olivier et Florian, hier c’était de celles de Matthieu !!!

    Sortie du trou à 20h30 pour les premiers, et retour camping à 22h. Donc juste à l’heure pour rentrer au Camping qui ferme ses portes à 22h30. Au menu préparé à la hâte : saucisse fumée de Montbéliard et lentilles ainsi qu’une salade de fruits préparée par Emmanuel R. Pendant tout ce temps, ils seront allés faire les courses, repérer les trous du matelas d’Olivier et Agnès, qui dormaient jusqu’alors sur leur matelas crevé permettant de récupérer confortablement de la journée !!! Bernard et Jean-Louis sont aussi allés équiper la sortie de la traversée garde/ cavale pour jeudi. Chouette les copains! Super surprise : tout est équipé, ce qui veut dire peu de kits donc nickel!!!

    Annabel, la compagne d’Emmanuel ROBERT nous a rejoint aujourd’hui. Après la lessive et la douche, on s’est couché à 1h du matin.

    Mardi 01 août 2023

    Le retard se fait encore davantage sentir. On décide de ne pas mettre le réveil et de faire un quartier libre. En guise de quartier libre, Emmanuel et Annabel sont allés faire un petit tour. Matthieu a coupé les courgettes pour ce soir, Bernard a aidé Agnès à faire les 3 tiramisu. Florian a fait la salade de tomates. Un super travail d équipe, la base en Speleo !!

    Puis en début d’après-midi, juste une petite Speleo-rando à la grotte de prérouge. Pas d’équipement, pas de baudrier, même pas de genouillères, JUSTE POUR LE FUN

    Et alors, pour le fun, on n’a pas été déçus : du ramping, des bassines, évidemment de la terre… Heureusement qu’on a vu de beaux plafonds de fistuleuses, un laminoir en « écailles de tortue » et tous ses coups de gouge. Annabel a réussi à vaincre son appréhension de claustrophobie en prenant beaucoup sur elle. Petite balade de deux heures tout de même, Aller-retour, pas super évident de se repérer dedans car  un vrai gruyère. Ce fut ensuite retour aux voitures et change sous la pluie (on adore quand ça continue comme ça !). On était au Camping vers 17 heures pour rangement, préparation du repas etc pendant que Florian, Emmanuel Mathieu et Olivier vont équiper l’entrée du Garde et vérifier l’équipement de la cavité.

    Au menu ce soir : du riz aux courgettes et du sauté de volaille à la crème moutarde et le  …tiramisu!!! MIAM… Pas sûr qu’on va pouvoir perdre 1 gramme durant ce séjour…

    Mercredi 2 août 2023

    Réveil 5h30 pour être debout à 6h. C’est bien les vacances… Super journée avec la traversée de Garde/Cavale. Seul Bernard et Annabel sont restés au camping. Alors que nous étions tous en train de déjeuner et nous préparer, nous cherchions Achile qui dormait encore dans sa tente. En allant le réveiller, il ne dormait en fait plus mais n’était pas suffisamment en forme pour faire cette sortie. Il a fait au final une jolie rando sur le mont Julioz en solo pendant que Annabel et Bernard ont fait une autre rando de cinq heures sur les hauteurs savoyardes locales.

    Côté spéléo, une bonne demi-heure de route pour arriver au parking. Puis change habituel puis 10 minutes de marche d’approche pour arriver à l’entrée du Garde marquée par une belle corde Orange ASSE. Vu que tout est équipé, on n’a à porter que quatre kits pour 7 personnes. Jean-Louis, Agnès et à tour de rôle les 2 Emmanuels sont donc épargnés de cette tâche ! Progression agréable, bien fléchée avec rubalises (mis à part 2 petits endroits), sans difficulté, paysages variés, agrémenté de quelques puits, dont le plus haut devait faire une vingtaine de mètres. 11h30 passé sous terre qui demandait essentiellement de l’endurance. Les deux passages un peu plus compliqués, deux vires aériennes aboutissant sur un puit, ont été passées sans encombre, On n’est pas membre de l’ASSE pour rien ! On a commencé par une succession de puits dans une partie sèche, puis un méandre, puis le lit de la rivière qui était de toute beauté, jaune orangé. On a ainsi rejoint le chiricahua, puis le torrent de Larcoutier et le Papagos pour ensuite rejoindre la partie semi fossile. Pour faire plus facile : on a vu le « chikungunya » et les « Galapagos » lol. On a franchi des bassines presque sans se mouiller. Agnes a cependant voulu goûter la température de l’eau avec ses fesses !! Il était temps de déjeuner à la salle à manger habituelle des Spéléos. On avait bien faim. On sort les bidons des kits. Manu cherche son repas et Agnes dit avec une grande assurance que celui d’Olivier et le sien sont dans le bidon numéro six. Sauf que… pas de bidon numéro 6 ni l’autre gros bidon dans lequel se trouvait le repas de Manu. Sans doute une blague de Bernard qui a dû nous cacher le kit avant notre départ!!! L’esprit d’équipe du Spéléo fait qu’on a partagé les repas. On avait largement de quoi manger. Jean-Louis a préparé de la soupe pour certains, du café pour d’autres. Certains ont mangé… Une petite pause de 20 minutes avant de repartir pour ne pas se refroidir. La suite s’est ponctuée d’escalade et de désescalade dans un chaos de blocs, sur un sol très argileux et glissant. Évidemment, dans ces conditions, Agnès s’est retrouvée fermant la marche avec Olivier. Pas évident avec un sparadrap sous l œil et une gêne dans l’œil de progresser rapidement. Paysage peu concrétionné mais qui nous a bien épuisé. Encore un méandre plutôt étroit en « écailles de tortue » cette fois-ci, pour aboutir dans la rivière de la cavale avec un réseau plus large, La rivière coule sur un sol de cailloux noirs, bordée de blanc. Très joli. « Les chandelles, le crocodile, la pieuvre, la Bassine/miroir » …et ainsi de suite avant de finalement arriver à la finalité avec deux puits remontants  et pouvoir sortir vers 19 heures. Epuisés mais contents d’avoir fait cette belle traversée. Contents aussi de voir la terre, la mousse et la lumière du jour. Même pas de pluie ! On la retrouvera en arrivant au Camping. On retrouvera aussi le buffet dînatoire préparé par Bernard avec des tartines de pâté, apéritif, les traditionnelles bières, la purée à la brandade dont tout le monde s’est régalé. On a fini par le tiramisu restant et quelques fruits pour avoir bonne conscience. Direction la douche et nous étions à peu près tous couché à 23h. On n’a pas fait un pli.

    Jeudi 3 août 2023

    Grasse mat avec petit-déj’ à 8h30. Puis on a un peu vaqué à nos occupations, lessive, vaisselle, puis en fin de matinée, on a proposé 2 groupes : un groupe Canyon avec Florian, un groupe Spéléo avec Olivier. Florian Mathieu et Manu sont allés faire du Canyon qui paraît-il était court mais très sympa avec cascade... Jean-Louis Bernard Olivier Agnes et Achile sont allés à la grotte de l’ours du Semnoz. Cavité d’initiation avec équipement très facile, plusieurs petits ressauts et puits ne dépassant pas 6m. Le dernier puit faisait 20 m avec deux fracs plein vide à atteindre à l’aide de 2 barreaux métalliques. Arrivés dans une grande salle plutôt carrée mais sans concrétion. Le cheminement pour arriver jusqu’à cette salle à -174 m présentait également peu d’intérêt. Un couloir assez haut de plafond d’une dizaine de mètres, progression dans des blocs et de l’argile collante et glissante. À noter une grosse barre métalique planté en bas de la salle qui servait auparavant à l’équipement et plusieurs insectes à l’entrée de la grotte. Retour d’une vingtaine de minutes par un chemin pentu avec de magnifiques paysages d’alpages, des vaches, au pied d’une station de ski. Magnifique.!!! Retour au camping, Florian nous a quitté vers 16 heures et Emmanuel ROBERT et Annabel sont partis ce matin.

    Au menu de ce soir, du riz à la carbonara et un peu de tiramisu.

    Vendredi 4 août 23

    Il a plu cette nuit, mais nous réussissons à petit déjeuner entre deux averses. C’est aussi l’occasion de rentrer/sortir à chaque fois, notre linge étendu sur le fil… On décide d’aller nettoyer le matériel et les Combies dans le Chéran. En deux heures, tout est fait, tout est propre dans la remorque. Bernard, Agnès et Jean-Louis se sont amusés à s’éclabousser avec des gros cailloux. En début d’après-midi, Manu et Mathieu ont décidé d’aller faire la grotte de Bange. Manu a pu barboter dans le très joli lac, même mieux, nager jusqu’au siphon ! ils avaient terminé à 14h puis sont allés à leur tour laver leur combies. Pendant ce temps Jean-Louis Bernard Achille, Agnès et Olivier regardaient la pluie tomber au camping. Tentative de jouer aux cartes « Jacques a dit ! » mais c’était trop intello ! Alors nous avons écouté attentivement les aventures de Bernard. Trois heures après (30 mn en fait !), nous avons décidé d’aller faire le tour des magasins de chocolats, de fromage, de cuir… On aura encore, essuyé la pluie malgré la rapide course sur les trottoirs du village du Châtelard. Retour au camping où on a regardé les photos de l’appareil, où on a entamé l’apéro à 16h30 pour manger à 18h30 sous le hangar au camping car le barnum était passablement inondé au sol ! Tous les garçons auront fait la surprise à Agnes de lui offrir une petite bourse en cuir estampillée d’une « chouette » dans laquelle ils ont tous marqué leur prénom en souvenir.  C’était pour la logistique, pour s’être occupés d’eux comme une « maman » mais il fallait pas… Fait avec le plus grand plaisir. C’est pas tous les jours que petite maman peut avoir une famille nombreuse ! Matt nous a expliqué les jeux de rôle qu’il anime. On a fini par aller se coucher… pour pouvoir se lever le lendemain et partir sans trop tarder.

    samedi, 5 août 2023

    Lever sept heures. Tout le monde a mis la main à la pâte pour ranger et vers 10h30 tout était rangé.

    C’est bel et bien le départ, on se sépare et on se dit à la prochaine!

  • 20230715 CR Canyon Barbaira

    Salut à tous,
    Nous étions 5 pour cette sortie Canyon en Italie à Barbaira, Ingrid, Manu, Matthieu, Hugo et moi
    Rdv donné à 06h30 et environ 2h50 de route pour arriver sur site. Déjà beaucoup de monde en train de se préparer, c'est un canyon réputé. On se prépare et on attaque la marche d'approche d'environ 45 min sur un petit sentier dans un cadre  magnifique.
    Au départ du canyon plusieurs groupes en préparation, on décide de manger un bout avant de s'engager et pour qu'ils puissent prendre de l'avance.
    Petit en cas pris on s'equipe et on attaque par le premier saut du haut du pont (8m) histoire de se mettre dans l'ambiance. Ensuite on enchaine avec alternance de petites marches, de désescalade, de saut, de nage dans de beaux biefs et de descente en rappel. La progression se fait sans encombres sous un grand soleil et une eau rafraîchissante comme il faut. Environ 3 heures plus tard on arrive à la partie finale du canyon où les locaux viennent se baigner dans de belles vasques.
    On se déséquipe et direction le bar pour une tournée bien méritée. Bravo à toute l'équipe, journée ensoleillée, beau cadre, bonne ambiance, et quasiment pas d'attente dans le canyon, tous les ingrédients réunis pour une bonne journée.
    Vidéo à suivre...
    A+
    Florian

  • 20230701 CR Initiation a la Castelette

    COMPTE RENDU SORTIE INITIATION du 01 07 2023 à la castelette

    initiés au nombre de 8

    Matthieu, audrey et leurs 2 grands enfants, felix, juyliana, Franck, Paolo.

    Encadrés par Florian, Olivier, Matthieu, Jean luc, emmanuel G, sebastien et Agnès (c'est le minimum nécessaire)

            

    TPST : 5h environ

                                                                                        

    RDV 9h au parking de l'hostellerie de la sainte beaume

    Petit dej offert par Matthieu et Olivier  avant habillage et marche  d'approche.

    Arrivés devant l'entrée, équipement par Olivier, emmanuel G et Forian. Seb se placera en bas du premier puit de 7m, jean luc au ressaut avec la corde à noeuds, agnès en haut du P25 et manu en bas, Olivier en bas de la méduse et florian en haut. Matthieu resté à l’entrée passera à la vire une fois tous les initiés descendus le P7 d’entrée. Progression fluide et rapide avec passsage de la méduse directement après le P25. Le siphon sera visité au retour

     Méthode du ½ cab pour contre assurer la descente du P25 mais la corde rescue n’étant pas très souple, le descendeur utilisé pour le dernier initié était plus adapté. Ceci étant, celà n’a pas empêché d’entendre chacun pousser un cri signalant que le plein vide était atteint!

    Passage de la méduse sans difficulté pour ce groupe de jeunes personnes

    Puis casse croûte bien mérité : certains auront tout de même avalé 4 sandwiches ! Quelques minutes sous la couverture de survie auront été nécessaires pour que la plus jeune des ados ne se refroidisse pas trop.

    Petite animation“repêchage de poignée“ que manu a accidentellement laissé tomber sous la vire. Malgré la turbidité de l’eau, opération reussie!

    On a pu attaquer la classique descente en tyrolienne.

    Dernier défi (enfin presque) : la remontée du  puit d'entrée de 25m pour les hommes les plus entraînés ayant expérience d‘escalade  et de l'autre puit (15m environ) pas plus évident...au contraire... Olivier était au contre assurage avec  rescue, Agnès au bas du puit. Déséquipemnt du système de contre assurage par poulie bloqueur (avec pantin)

    Enfin remontée vers l'extérieur de la cavité par la main courante.

    Dernier passage d’escalade conter assuré par Agnès avec poulie bloqueur.

    Retour au parking où bières, jus de fruits, fruits et quatre quart étaient attendus avec impatience !

    Côté lavage du matériel, une petite virée chez Olivier a permis de tout nettoyer en moins d‘1 heure!

    Belle journée de spéléo  avec un groupe de jeunes gens sportifs.

    Comme à l'accoutumée, organisation au top en amont avec grand merci aux  "délégués" au  matériel, au délégué aux courses...

    Coté technique, corde d'entrée 15m OK (vs 10m habituellement) avec main courante de arbre de droite vers arbre de gauche.

    Sangle pour point bas de la tyro

    FIN

  • 20230518 CR Mini camp Herault

    COMPTE RENDU DU MINI CAMPS HERAULT DU 18 AU 21 MAI 2023-05-21
    SAINT BAUZILLE DE PUTOIS


    Camp organisé à St Bauzille de Putois où une des adhérentes avait fait un stage débutant il y a 2 ans. Les cavités ont été choisi pour être davantage sportives et faire partie des classiques du coin. Donc au final, de l’inconnu pour tout le monde. Jean Louis qui malheureusement n’est pas des nôtres à cause de son genou est la sonnette de notre séjour. Olivier lui doit donc un gros gâteau pour la peine…


    JEUDI 18 mai 2023
    Le pont de l’ascension ne fut pas une journée « chômée » pour certains… !
    Lever à 5h30 ou 6h pour être à St Bauzille pour 9h30 au gîte des Ballats, notre lieu de résidence pour ces 4 jours. D’autres étaient plus avantagés en ayant dormi à Montpellier chez leurs (beaux) parents.
    Tous à l’heure : formidable ! et encore plus formidable : pas de pluie !
    Matthieu, Jean Luc, Florian, Emmanuel G, Achille, Sébastien, Olivier et Agnès sont impatients de découvrir, en vrai, le programme.
    Une fois les présentations du mas faites avec le propriétaire et son épouse, M Jean Luc d’Auzac, nous laissons nos bagages pour aller à Brissac (30 mn) visiter l’abîme de Rabanel. Grand panneau signalétique jusqu’au parking : le top !
    Après s’être changé, ce n’était pas gagné de trouver l’entrée car un traileur habitant par ici et passant par là nous dit qu’il a mis 2 ans à le trouver. lol !
    Mais une demie heure de montée nous permet d’atteindre la gueule de l’abîme à 11h: 15m X 25 m. Impressionnant de verticalité, de mousse et de fougères…
    Le grillage enjambé, Agnès se frotte à l’équipement suivie de près par Olivier. Ce n’est pas peu dire que ça frotte ! Ca frotte partout, les spits sont pas top, mais il y a quelques broches. Départ sur le rocher 2m sous le grillage (l’arbre de la topo n’exite plus ?) puis premier puit de 20 m qui donne sur un palier et qui aura finalement nécessité une corde de 50 m et non de 27 m comme indiqué sur la topo (il faut fractionner tellement ça frotte). Choix fait de descendre le puit SUD qui parpine moins. Raboutage au bas du P20, en haut du tobogan avec une C 30. Puis 2° raboutage au « grand Y » (3spit lisses au milieu) juste au-dessus du frac plein vide avec la C100. Un P 56 plein vide, impressionnant ! Frac aménagé pour couper un peu la hauteur. Merci au kit qui aura permis de balancer pour atteindre les broches.
    Autant dire qu’Agnès a davantage regardé la corde qui défilait du sac (en espérant qu’elle toucherait le fond) que le volume du trou… Cri de guerre marquant le plaisir de la descente dans cette caisse de résonnance !
    Ouf, pied à terre en haut d’un grand éboulis donnant de part et d 'autre au bas des puits : le puit nord et sud. ! Les autres peuvent la rejoindre. Joli dôme de calcite en forme de grosse méduse au bas du puit sud. Visite rapide avant de déjeuner à – 150m et de permettre à la moitié de l’équipe de faire des photos avec Matthieu, équipé de sa valise « Les experts de l’ASSE » ! Les autres descendent le P24 qu’équipe Emmanuel secondé par Florian, pour atteindre une salle argileuse avec petit toboggan se terminant par une nappe d’eau.
    Pendant ce temps, certains avaient commencé à remonter dont Olivier qui aura posé un autre frac permettant de gagner du temps … Matthieu déséquipe en évitant le kit d’Emmanuel qui tombe juste avant le frac. La cordelette sectionnée par le frottement en s’enroulant autour de la corde. Faut pas forcer dans ces cas là Manu…
    19h pour les premiers arrivés à la voiture et il est 20h30 quand nous sommes tous de retour au gîte pour déguster la salade craquante du jardin aux cebettes, le risotto aux blettes du jardin, le fromage et la mousse au chocolat. MIAM !
    Belle première journée pour Achile qui n’a commencé la spéléo que depuis quelques mois : félicitations pour ton sang froid !


    VENDREDI 19 mai 2023
    Visite de l’aven des Albarons à Blanbas dans le gard. 1h de route mais 5 mn de marche d’approche : ça on aime !
    Même pas de pluie ! tout s’annonce bien.
    Il est 10h30, Florian équipe en premier, pas de difficulté majeure si ce n’est un réseau bien plus étroit et abrasif que Rabanel. Peu de concrétions mais de jolies roches. Enchainement des puits : P15, P6, R8, P28, R5, R4, R3, P12, P18. Tout cela entrecoupé de couloirs étroits et 2 étroitures relativement sévères qui auront fait jurer certains ! Déjeuner au fond à – 123 m. Réseau sec malgré la pluie qui est tombé pendant que nous étions sous terre. Sortie au sec pour s’allonger dans l’herbe pendant qu’Olivier déséquipe…
    Retour 17h à la voiture. TPST 6h30.
    On tient le timing pour pouvoir faire l’apéro ce soir ! Travail du soir: étudier la topo et recouper toutes les informations des différents documents sur le Leicasse.
    On est fins prêts à 19h30 pour le repas : carottes râpées à l’ail, tartiflette, tiramisu fraises. Un peu de vin de st bau proposé par le propriétaire. Encore une fois : MIAM !
    22h tous au lit


    SAMEDI 20 mai 2023
    LA GROSSE EXPLO
    Après le délicieux petit dej (brioches maison, salade de fruits frais, pain, beurre doux et salé, confitures diverses, miel, boissons…), dernier coup d’oeil sur la carte IGN pour repérer la route. On passera par les gorges de la vis, Ganges puis direction st Maurice de Navacelles et le hameau du Coulet. Comme par enchantement, un monsieur s’avance depuis son jardin, nous voyant chercher. C’est Laurent BLM le président du CDS 30, un de ceux qui a participé à la découverte du shunt des garrigues. On ne pouvait pas espérer mieux. Quelques explications (qui nous seront utiles par la suite) et nous voilà repartis dans le hameau pour … déjà nous y perdre ! On ne sait pourquoi, nous voyons surgir laurent sur sa bicyclette pour nous indiquer le chemin. Il ne semblait pas super confiant !!
    Après 1h de marche pour tous (sauf pour Jean Luc et Agnès qui ont avancé au max la voiture pour le retour), nous voici enfin arrivés à l’entrée artificielle (A’) de Leicasse, une entrée maçonnée. On nous
    avait promis 30 mn de marche... On pense tous bien fort au pick up de Bernard qui nous a si souvent rendu bien des services !
    Il est 11h30. On sortira à 20h10 comme prévu, à 10 mn près. On a bien géré la montre et respecté les barrières horaires que nous nous étions fixées tout en atteignant l’objectif.
    Florian débute l’équipement, un équipement « à l’égyptienne » (on arrivait tout juste à tourner la tête par endroit) et Olivier prendra le relai sur le P100 où il a dû balancer plein vide avec 70m au dessus de la tête (fractionné 1 seule fois) et 30 m en dessous pour atteindre une plateforme, évidemment non indiquée... Leicasse se mérite ! merci Olivier de nous permettre ainsi de continuer notre chemin sur le grand toboggan, au travers du réseau fossile, des blocs, étroitures, salle des gours sur pattes, … pour atteindre - après avoir trouvé le fameux shunt des garrigues - la salle Edmond MILHAU à 16h. La photo du berger et la cloche attestent qu’on y a bien été! Le timing est tenu.
    Au niveau technique, le 2° puit méritait une C15m et non une C10 avec laquelle on n’a pas pu faire une MC (on a dû inventer autre chose) ni avoir assez de marge pour laisser le brin dans le boyau dans lequel il fallait s’engager. Après le pendule dans le P100, plus besoin d’équipement, ce sera de l’ »horizontal ». Au final, peu de kits à emporter.
    Retour au pas de course entrecoupé de quelques mini pauses qu’auront appréciée Agnès, Seb, Achile… Remontée du grand puit de 100m où on a cette fois ci, au vu de notre vitesse, davantage le temps d 'admirer le volume impressionnant du P34, les parois lisses en forme de tube du P37 et ses « lames » de calcite marron foncée en contraste avec celui de couleur grise, des stalagmites blanches pointues. On pense alors très fort à Emmanuel ROBERT et à son ascendeur électrique! Plus loin dans la progression, on remarque aussi un champ de stalagmites en regard avec un plafond de foison de petites draperies incrustées de petits fragments de roche/cailloux .
    On finit par sortir.
    Retenir que la C10 pour le 2° puit d'entrée où il faut balancer légèrement pour emprunter le boyau est trop courte, une C15 est nécessaire de façon à faire une belle main courant dans les règles de l'art et à laisser le brin de corde dans le boyau pour le retour !! Mattieu nous avait installé un système en ce sens.
    Jean-luc et Matthieu partent à la voiture pour retrouver du réseau, avertir jean louis (notre indispensable sonnette) et surtout commander les pizzas qui seront récupérées sur le fil du rasoir à 22h au camion ! Seul détail : partis avec les clés de Florian qui étaient dans un kit ! Achille réussit à les rattraper en route !
    Nous avons gouté aux 8 pizzas sachant qu’au fur et à mesure il en restait de plus en plus dans les cartons. Ça cale ! C’est pour cela qu’il fallait bien un cocktail antillais pour faire passer tout cela (jus ananas, rhum et lait de coco)


    DIMANCHE 21 mai 2023
    La météo peu engageante a eu raison de nous à 10h30.
    Pourtant ce matin, Jean Luc, Emmanuel Olivier et Agnès avaient enkité pour visiter l’aven des 2 trous. Un ossuaire parait –il. Après le lavage des cordes sous le grand pont de St bau, la pluie ne cessant pas, nous décidons de nous séparer pour regagner nos familles.
    Olivier et Agnès auront eu un message de Laurent BLUM, impatient de connaître nos impressions. On a eu le plaisir de lui dire que nous avions bien atteint la salle Edmond MILHAU à environ -200/-250m.

    We super, de belles visites, de bons repas et une sacrée ambiance comme d’hab


    ET UN GRAND MERCI JEAN LOUIS POUR LA SONNETTE !!! (Ca mérite un gâteau a la prochaine sortie…)

  • 20230513 CR Barnum SSF13 a la Bataille

    COMPTE RENDU BARNUM 13/05/2023

    Membres de l’ASSE présents au barnum : Achille, Emmanuel R, Manu G
    Lieu de l’exercice : Bataille

    L’exercice de secours prévoit un déclenchement des opérations par téléphone à partir de 6h00, ceux
    qui ne sont pas appelés doivent rejoindre le col des portes à 10h.
    A 10h, c’est une miniville qui se mets en place, dans un grand champ en bordure d’une piste DFCI
    qui monte vers les crêtes

    20230513 barnum ssf13 1

     

     

     

     

     

     

     


    Les Emmanuels se greffent rapidement à l’équipe en charge des transmissions.
    Après avoir installé l’antenne de réception du coste de commandement des opérations (PCO) des
    VLTT des pompiers nous amènent le plus haut possible pour que nous mettions en place un relais
    qui permettra la communication radio du PCO avec le poste de commandement avancé (PCA) situé
    au plus près de la cavité.
    Le PCO Le PCA

    20230513 barnum ssf13 2

     

     

     

     

     

     

     

    Nous essayons de placer le relais en bout de piste des véhicules mais la communication entre le
    PCO et le PCA est mauvaise et nous devons chercher un point de transmission placé plus haut sur la
    crête.Après quelques centaines de mètres de marche, nous trouvons un emplacement qui convient, nous
    déployons l’antenne relais et fixons des haubans pour la stabiliser. Tout fonctionne parfaitement.
    Nous montons jusqu’au PCA pour installer la transmission par le sol (TPS). Des points d’injection
    du signal sont mis en place. Le récepteur indique une mauvaise connexion mais tous nos essais pour
    améliorer le signal échouent. Cela n’est pas trop grave car l’équipe qui s’occupe d’installer des
    postes de téléphone sous terre à déjà commencé à déployer la ligne filaire qui part du PCA et
    s’enfonce dans la cavité. Lors de l’installation nous remarquons une corde jaune qui s’enfonce dans
    une étroite cheminée qui n’est pas l’entrée de Bataille. C’est curieux cette corde mal installée
    proche de l’entrée.
    Notre mission étant terminée, nous redescendons au PCO. Nous y apprenons que les deux victimes
    que nous recherchons n’ont toujours pas été trouvées mais qu’une personne faisant parti de l’équipe
    ASV (Assistance et Secours aux Victimes) s’est blessée en désescaladant un P3. Rien de grave, ça
    fait parti du scénario (personne diabétique qui s’est blessée à la jambe, qui a cassé sa pompe à
    insuline et qui a une glycémie très élevée). La nouvelle victime est à la côte -100m. Un point chaud
    est installé.
    Alors que nous sommes au PCO, un violent orage éclate. Grêle et éclairs tombent de tous les côtés.
    Comme les deux victimes pour lesquelles les secours ont été déclenchés n’ont toujours pas été
    retrouvées, le PCO décide qu’il serait peut-être intéressant de descendre dans la cheminée avec cette
    corde jaune qui descend et de vérifier également une autre cavité à proximité. Peut-être le lieu
    indiqué pour les secours est-il faux ?
    Manu et Manu intègrent l’équipe qui part en reconnaissance pour ces deux cavités (un P12 étroit et
    un P25 très large).

    20230513 barnum ssf13 3


    Arrivés au PCA, nous rencontrons les 5 personnes qui
    étaient au points chaud. Alors qu’ils n’avaient pas leur
    équipement métallique sur eux et qu’ils se trouvaient à
    100 m sous terre, ils ont été électrisés. La foudre a sans
    doute suivi le fil du téléphone ou les lignes de champs du
    TPS et a frappé tout le groupe qui était au point chaud.
    Les 5 vraies victimes redescendent au PCO ou un
    véhicule des pompiers pour chacun d’eux les attendent
    pour les emmener dans différents hôpitaux de la région
    pour réaliser des examens. L’une des victime présente un
    trace de brûlure impressionnante à l’épaule et à la
    cheville.
    L’équipe de reconnaissance part vérifier la petite
    cheminée dans laquelle descend cette corde jaune
    repérée plus tôt le matin. Manu G pose deux broches au
    perforateur puis installe la corde qui lui permettra de
    vérifier qu’il n’y à personne au fond. RAS. Il remonte et
    le puits est déséquipé.
    L’équipe rejoint le second lieu où a nouveau une corde a
    été laissée et c’est cette fois-ci Manu R qui installe deux
    broches. Un autre membre de l’équipe descend au fond.
    RAS non plus dans ce deuxième puits qui est également
    déséquipé.
    Nous redescendons au PCA quand nous apprenons que
    l’exercice est interrompu : les conditions météo se
    dégradent à nouveau et il ne faudrait pas que l’équipe de
    désobstruction soit elle aussi victime de la foudre.
    Retour au PCO puis retour à la maison pour Manu G et
    Manu R. Achille est toujours au PCO : il a aidé a
    préparer la Paella.

  • 20230409 WE CoJ Vercors Gours Fumant

    Compte-rendu Gour Fumant et Faux Gour – Dimanche 9 avril 2023

    Participants :

    Marc

    Achille

    Guillaume

    Arnaud

    Clothilde (cadre)

    Dominique (cadre)

    Tpst : 5h – 8h selon les groupes

    Départ du gîte à 9h.

    Arrivée et descente des voitures vers 9h30.

    On commence à s’habiller et à vérifier l’équipement, et il s’avère qu’Arnaud et Guillaume ont oublié leurs bottes… Malheureusement, Achille n’avait qu’une paire de chaussures en rab.

    Clothilde et eux repartent au gîte. Dom, Achille et Marc partent en avance pour équiper le Gour Fumant.

    Arrivée devant l’entrée vers 10h30.

    Rencontre avec un autre groupe de spéléo qui sont descendus par le Faux Gour.

    Descente dans Gour Fumant et début d’équipement de la descente par Marc, sous les félicitations de Dom. Achille en reporter photos.

    Malheureusement, Marc renonce à équiper la suite de l’enchaînement des puits après un passage aérien sensible. Dom prend la relève, et arrivée en bas de l’enchaînement de puits vers 12h45.

    Clothilde, Guillaume et Arnaud ont rejoint le groupe en bas un peu après.

    A noter qu’un rat gélatineux baignant dans une flaque se trouvait en bas du dernier puits et Marc a décidé de tester la consistance du dit rat avant de se rendre compte de la nature de la chose (gélatineuse selon ses affirmations).

    Clothilde part en avance équiper la boîte aux lettres, mais l’absence d’un kit n’a pas permis de descendre sous le P10. Les 4 stagiaires ont quand même pu descendre le P9 et apprécier l’étroiture (au final moins étroite qu’on ne le pensait).

    Discussions sur la possibilité de continuer sur les cordes de l’autre groupe pour passer le P22 et atteindre le fond, mais la décision finale a été de remonter le Faux Gour et de défaire l’équipement, avant qu’un autre groupe ne redescende le Gour Fumant pour récupérer l’équipement.

    Remontée sans soucis par le Faux Gour, et séance de photoshooting dans la galerie avec la glace sous les pleins feux du projecteur de Marc.

    Arrivée en surface vers 15h30 pour le groupe entier et petite pause au soleil.

    Arnaud, Guillaume et Dom décide de redescendre le Gour Fumant pour dés’équiper la grotte.

    Descente sans problèmes jusqu’au fond, chacun ayant pu être récupérer une corde.

    Approfondissement de l’alternatif et petite balade de retour dans les crocus sous le soleil couchant.

  • 20230408 WE CoJ Vercors les Saints de Glaces

    Grotte des Saints de Glace – Vercors – Samedi 8 avril 2023

     

    Participants :

    Achille

    Baptistin

    Vincent

    Marc G

    Marc T

    Yann

    Sophie (cadre CoJ)

    Camille (cadre CoJ)

     

    Temps passé sous terre : 7h

     

    Première journée de CoJ, et j’ai choisis comme les 5 autres stagiaires la grotte des Saints de Glace. Objectif, atteindre la salle Hydrokarst vers -230m environ, voir plus loin si possible. Chanceux que nous somme, la galerie avait été équipée au préalable par une équipe de la CoJ la semaine précédente.

     

    Départ du gîte à 9h dans 2 voitures avec tout le matos, dont le mien que j’ai complété avant de partir (avec pantin, mousquetons pour le descendeur et lampe de secours).

    Arrivée rapide (10 min) vers le parking où nous nous changeons au soleil car il givre encore le matin dans le Vercors à cette époque de l’année. Vérification que tous le monde est bien équipé et ne manque de rien, surtout que les grottes du Vercors sont réputées froides et humides. Donc veste et pantalons de jogging + grosses chaussettes, tour de cou, couvre-chef sous le casque en plus des gants/bleu de travail et bottes habituels pour ma part. Le reste porte des habits similaires.

     

    Petite marche dans la forêt de conifères et nous nous retrouvons devant la grotte vers 9h45. Le temps d’une dernière vérification et d’une présentation succint du niveau de chacun, et nous voilà parti pour la descente.

     

    Descente du tunnel jusqu’à la porte grande ouverte.

     

    La première partie est composée de descentes et marches dans des salles de tailles moyennes, sans soucis aucun. Nous nous retrouvons ensuite dans des méandres dans lesquels circule un petit ruisseau. Encore une fois, pas de grosse difficulté, si ce n’est qu’il faut éviter de se mouiller. Les méandres se resserrent et s’écartent, parfois il faut ramper, parfois marcher en pas chassé avec le kit à la main, parfois passer sur des surplombs longeant la paroi en hauteur, le méandre se resserrant dans sa partie inférieure.

     

    Une fois les méandres dépassés, on se retrouve au niveau d’une galerie plus large, avec des formations de couleur noires très sombres impressionnates, et une douche indiquant le sens à prendre (car il y a de nombreuses galeries autour, un vrai labyrinthe).

     

    Un nouveau méandre à traverser, plus facile, et on se retrouve au niveau du Toboggan, portant bien son nom car permettant une glissage sans effort vers le fond. Des cordes étaient présentes pour aider à la descente et à la montée. A noter que les deux cadres ont eu un peu de mal à retrouver le chemin, et ce, malgré la présence de signalisation (type croix, rubalise et panneaux).

     

    Une fois le Toboggan dépassé, on se retrouve au niveau d’un dernier puits au niveau de la paroi de la salle Hydrokarst. Ce P11 n’a pas posé plus de difficultés que précédemment, et tous le monde a pu arriver en bas de la salle Hydrokarst, impossible à éclairer dans sa totalité malgré nos 8 lampes.

     

    4 stagiaires ont décidé d’explorer une galerie annexe (en restant à portée de voix et de lampe) pendant que moi, Vincent et les 2 cadres commençaient à manger. Il était environ 12h30 et tous le monde était affamé. Sachant qu’un des explorateurs avait le sac contenant une partie de la nourriture, nous avons du hurler un bon coup pour les ramener illico presto.

     

    Un autre groupe réalisant la Traversée vers le Trou qui Souffle est passé pendant que nous mangions le repas préparé par la CoJ (riz cantonais, chocolat, barre de céréales, eau et autre que j’ai oublié).

     

    Petit coup de froid pour moi après l’arrêt de l’effort, merci à Camille pour le poncho et Sophie pour le café qui ont aidé à ne pas trop grelotter (température estimée à la louche : 4-5 °C).

     

    Début de la descente vers le point le plus bas à -269m par la dernière descente jusqu’au siphon. Cette dernière partie ressemblait un peu à la grotte de la Castelette, avec le siphon tout au fond.

     

    Malheureusement, au cours de la descente de la pente (composé d’éboulis calcaires, avec un petit « chemin » au milieu composé de sédiments fins), Yann glisse et retombe sur une arête d’un éboulis, sur le dos. Manque de chance fois 2, il retombe immédiatement, cette fois sur sa main gauche.

    Il décide de ne pas forcer la descente, et de remonter avec Camille vers l’Hydrokarst et de nous attendre.

     

    Une fois les photos prises, et la remontée effectuée, le groupe découvre que Yann est effectivement en train de souffrir le martyr. Il était autour de 13h45 à ce moment. Les 2 cadres prennent la situation en main, et passe à Yann de l’anti-douleur en lui demandant s’il peut continuer.

    Malgré les larmes de douleurs (il ne peut plus utiliser sa main gauche, et se tourner dans certaines positions lui fait très mal au dos), Yann persévère et réussi à remonter (avec l’aide de tout le monde) l’intégralité de la grotte).

     

    La remontée par le même itinéraire n’a posé aucun souci pour le reste du groupe, les combinaisons en sortie de la grotte à peine plus sales qu’à l’entrée. Sortie vers 17h30, et retour rapide de Yann au gîte pour appel de médecin et passage à la pharmacie.

    Au final, entorse au poignet et « lumbago » au dos, soit 1-2 semaines minimales de repos pour le pauvre, qui ne peut donc pas se joindre à la sortie de dimanche.

    Consolation : les 2 cadres ont acheté des pâtisseries pour lui remonter le moral.

     

    Sur le plan perso, belle sortie, avec de sacré paysages qui valent le détour. Faire la Traversée un jour serait à envisager.

    Par contre, je dois avouer que les méandres dans la remontée m’ont vraiment fatigué sur la fin, l’escalade avec le ruisseau qui coule était pas ma partie favorite.

  • 20230410 CR sortie aven des deux versants

    CR sortie aven des deux versants au Pic Saint Loup (Hérault) le 10/04/2023

    Participants : Agnès, Olivier

    On était tellement déçus de ne pas pouvoir venir à la sortie au Fenouils de Florian, qu’on a décidé de se faire quand même notre petite sortie de Pâques.

    Comme on était en famille du coté de Montpelier, on est allé sur le Pic Saint Loup. Une classique du coin tout facile mais que je n’avais jamais réussi à faire : La traversé de l’aven des deux versant suivi des rappels de la Baume longue.

    Une petite recherche sur le net me donne la description :

    https://whympr.com/fr/route/250030-pic-saint-loup-rappels-aven-des-deux-versants-et-baume-longue

    Je prends 3 cordes (32mx2 et 57m) et 2 kits au local (j’ai eu la permission du président et de la secrétaire ;) ) et on part se gaver de chocolat. La topo précise bien de vérifier que l’on passe l’étroiture avant de rappeler la corde. Sage précaution quand on connait la cuisine de ma mère :D

    Lundi de Paques, levé 6h30 pour être rentré avant midi, Et on se retrouve au pied du Pic à 7h30, il faut d’abord monter… Je connais bien la diagonale face nord, facile mais raide. Agnès hésite un peu dans les passages d’escalade, mais le passage le plus dur à la fin est équipé d’une corde (surement un guide local qui y amène du monde)

    http://p.prince.free.fr/media/diagonale/parcournord.jpg

    On arrive sur la crête et on la remonte en cherchant de cube en béton signalant l’accès à l’entrée. Pauses photo devant un beau cœur rouge peint sur la roche et on continu. Toujours pas de cube arrivé à la croix ? On visite la chapelle et on repart en arrière…

    Mais que je suis bête ! Le cœur est justement peint sur un cube de pierre et ciment ! Agnès est perplexe, il est à moitié écroulé ton cube et c’est pas du béton !

    Je fais confiance en mon instinct de spéléo et on suit un très vague chemin qui descend, et on tombe dessus. Absolument pas sur les point GPS donné par Grottocenter (mon GPS donne 43.78041N 3.80986E mais c’est peut-être lui qui se trompe ?)

    On équipe en technique rappelable sur la chaine et Agnès descend le p26. Je la suis et je teste l’étroiture au fond du 1er puits avant de rappeler (On a quand même donné le numéro du SSF avant de partir au cas où) Un court couloir, Agnès essaye la photo spéléo avec son téléphone et on arrive déjà à la sortie avec un p12 magnifique sous un grand porche. La main courante pour arriver à la chaine est équipé en fixe avec une corde pas trop usée, rien à faire L, c’est vraiment pas long ni rigolo si tout est fait ! Mais la vue est superbe.

    On enchaine avec les rappels de Beaume Longue pour redescendre. On avait repéré le départ en montant, on trouve la chaine du 1er rappel de 20m. Bien sûr, la corde frotte un peu (c’est équipé par des grimpeurs, pas des spéléo), mais heureusement on est que 2 et par contre c’est agréable de démarrer sur une bonne plateforme plus tôt que plein vide pour les groupes…

    Deuxième rappel, le 50m… Formidable, extraordinaire, fantastique… ce que la corde peut s’enrouler autour du kit et te forcer à t’arrêter en plein vide a 50m du sol avec 300m de vide derrière toi. Heureusement on avait vérifié la technique d’arrêt sur un 8 avec Agnès avant de partir. Bon je saurais qu’il ne faut pas laisser la corde dans le kit quand on descend avec un 8, ou alors je prendrais mon descendeur spéléo. Pourquoi avoir pris un 8 aussi, alors qu’il n’y a pas d’eau ? A part ça, le rappel est vraiment beau. Les cris de joie d’Agnès résonnent encore dans la beaume.

    Le reste est plus classique, descende dans les arbres en suivant une corde en place tellement ça glisse, parpine et roule, ne pas rater le changement de direction au querne, et un dernier rappel de 25m pour atteindre le grand pierrier au pied de la falaise.

    Déjà 12h30, on rassure la famille qui ne s’inquiète pas en prenant l’apéro sans nous et on rentre à la voiture.

    Très belle sortie à refaire peut-être si on ne sait plus quoi faire au camp de Saint Bauzille…

    Olivier